Secteur économique: Dominé par l’informel
Actuellement, le secteur informel gagne de plus en plus de terrain au fur et mesure que le temps passe. Madagascar est un pays caractérisé par une population à majorité rurale, avec environ 15 millions d’habitants en milieu rural contre environ 10 millions d’habitants en milieu urbain. Le taux de chômage à Madagascar paraît peu, mais en réalité c’est le chômage déguisé qui prédomine. Le secteur informel ne cesse de s’accroître de manière à envahir la quasi-totalité des activités à Madagascar. Plus de 90% des emplois à Madagascar s’opère dans l’informel. Comme les emplois décents sont en manque, les jeunes diplômés et les chômeurs s’orientent peu à peu dans le secteur informel. En 1993, les unités de productions informelles recensées ont présenté un effectif de 678 300, en 2012 leur nombre est passé à 2 280 217. Il faut dire que le secteur informel a apporté une valeur ajoutée de 24% au PIB lors de l’année 2012. Ce qui montre que plus le temps passe, le secteur informel gagne un peu plus de terrain. Il n’y a qu’à observer le cas des marchands ambulants qui ne cesse d’augmenter. En effet, les marchands ambulants squattent les trottoirs et jonchent les lieux de grande influence. Mis à part cela, les foyers riverains des rues de la capitale n’hésitent pas à aménager leur maison pour les rendre favorables aux activités informelles, en y tenant des gargotes en tout genre. Les entrepreneurs ne tiennent pas à formaliser leurs activités, vu que cette démarche aura un impact sur la rentabilité de leurs entreprises. On peut donc dire que le secteur informel est un mal nécessaire, ce mal permet d’atténuer les tensions sociales en absorbant une partie des sous-emplois.
Jean Riana