Liaison aérienne: Un exploit de jadis
Les amoureux de l’aviation se sont souvenus, lors du week-end, d’un jalon important dans l’histoire de la liaison France-Madagascar. Il y a 90 ans, en effet, le 14 janvier 1927, le lieutenant de vaisseau Joseph Antoine Bernard et le mécanicien Bougault amerrissaient à Paris, sur la Seine, à bord d’un hydravion Lioré-Olivier. Ils venaient de boucler la première liaison aérienne Paris-Tana-Paris et pour saluer l’exploit, une escadrille d’avions du centre de Saint-Cyr les a accompagnés au-dessus de Paris. Ayant quitté Paris le 12 octobre 1926, ils se sont posés au lac de Mandroseza, près d’Antana-
narivo le 4 décembre, puis ont rejoint Paris le 14 janvier 1927. Dans ce raid aller-retour de 26 000 kilomètres, Bernard et Bougault entendaient surtout reconnaître les lacs et fleuves africains, possibles escales dans une liaison France-Madagascar. L’itinéraire à l’aller était en gros France, Maroc, Oubangui, Congo, Lac Tanganyika, Mozambique et Madagascar.
Dans le courant de cette année 1927 toujours, un autre équipage devait réaliser la première liaison sans escale France-Madagascar sur un avion muni d’un train d’atterrissage. Il s’agit du commandant Jean Dagneaux et du mécanicien Paul Dufert sur un avion Bréguet. La cité de l’Asecna (Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne) à Ivato porte depuis les années 60 le nom de Dagneaux, lequel devait périr en 1940 dans les combats aériens de la Seconde Guerre Mondiale. L’officier de marine Joseph Antoine Bernard est mort dans son lit en 1960 à Bergerac (Dordogne).
A.R.