1896-1960: Pour une indemnisation de Madagascar par la France (105ème partie)

La France ne désire absolument pas dédommager Madagascar pour ses crimes coloniaux. Etant donné que, paradoxalement, les autorités malgaches ne le souhaitent pas non plus, il appartient aux Malgaches animés d’un sens patriotique de se manifester. Le 70ème anniversaire des évènements tragiques de 1947 est l’occasion de se faire entendre car il ne faut rien attendre de « la diplomatie silencieuse » de Béatrice Attalah, ministre malgache des affaires étrangères et, accessoirement agent au service du ministère français des affaires étrangères. Le droit des survivants et des familles des victimes malgaches du génocide de 1947 à une juste réparation financière est aussi légitime que la restitution des Nosy Malagasy (Iles Eparses). Les derniers patriotes malgaches ont le devoir de sensibiliser l’opinion publique malgache et la communauté internationale sur les violations graves et répétées du droit international par la France. Il est nécessaire de se joindre aux efforts notoires du Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine (CMDP). Pour rappel, cette structure discrète mais efficace a assigné l’Etat français en 2005 pour ses crimes contre l’humanité. Elle a organisé en 2006 la Conférence de Berlin portant sur le droit à la mémoire et le devoir de mémoire. Surtout, elle ne cesse de réclamer l’application de l’accord de Benghazi concernant la réparation due aux victimes de la colonisation et de la traite négrière, considérées comme crimes contre l’humanité par la conférence des Nations-Unies de Durban. Pour espérer un dédommagement à la suite des crimes coloniaux, il faut davantage compter sur le CMDP que sur la Francophonie qui n’est qu’un prolongement de l’impérialisme néocolonial français.

Ranary et Fabrice

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