Corruption: Rajaonarimampianina révèle (enfin) sa position ?

Dialogue Politique ! Tel était le nom donné à cette rencontre entre l’Etat malgache et l’Union Européenne. A part le montant faramineux des financements qui ont été accordés à Rajaonarimampianina et consorts, aucune autre information n’a filtré. Ce qui semble tout à fait normal vu les médias, triés sur le volet, qui étaient présents sur place. Quoi qu’il en soit, Hery Rajaonarimampianina a tenu à s’exprimer par rapport à la lutte contre la corruption. Pour éviter d’employer, une fois de plus le terme de mascarade, nous utiliseront le terme d’ironie.

Dans son discours, monsieur le Président a précisé devant les représentants de l’Union Européenne que « cette lutte est notre grande préoccupation ». Où était-il, pendant que sa proche conseillère s’est défilée pour échapper à sa sanction ? Faut-il lui rappeler que c’est le BIANCO, bureau indépendant anti-corruption qui a mené l’enquête ? N’est-ce pas ironique de prétendre lutter contre la corruption alors même que l’une de ses proches collaboratrices bénéficie jusqu’à l’heure actuelle d’un traitement de faveur par rapport aux autres détenus. Les faits récents nous rappelleront le cas de cet administrateur d’une page de réseau social, ou encore celui d’une institutrice lynchant l’un de ses élèves. Une grande préoccupation alors même que Claudine Razaimamonjy ne peut être localisée de manière concrète. De qui se moque-t-on ?

Dans ce discours, il a même précisé que c’est « un mal qui ronge notre économie ». Avec tout le respect que nous lui devons en tant que chef d’institution, on est tout de même étonné de sa position par rapport à cette pseudo lutte contre la corruption. Monsieur le Président, prenez d’abord les mesures strictes dans votre entourage avant de nous faire part de votre propagande avant l’heure. Faites honneur à votre parole de dirigeant, ou du moins respectez votre éthique d’expert comptable en mettant sous les barreaux, les personnes qui le méritent vraiment. A partir de ce premier pas, peut-être que notre opinion à votre égard commencera par changer.

Certes, il est beaucoup plus facile de prétendre que « nous mettons tout en œuvre pour combattre ce fléau », une fois que les 4 accords de financements ont été signés. C’est vrai que vous connaissant, avec une somme de vingt deux millions, vous êtes bien capable de pondre un discours non plagié par celui de Nicolas Sarkozy.

Pour une fois, nous sommes bien d’accord avec vous, la corruption est un véritable fléau qui empêche les personnes honnêtes de postuler pour des fonctions étatiques. Mais vu la position que vous prenez dans toute cette histoire, vous n’êtes certainement pas l’homme qui peut résoudre le problème. Aurez-vous l’audace de prouver votre intégrité alors que les élections approchent ? Les paris sont ouverts.

Johan R.

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