SECES : met sa menace à exécution
Il semble bien que le domaine de l’enseignement fait face à divers problèmes. Après le mouvement des étudiants, c’est au tour des enseignants de l’enseignement supérieur de réclamer leur dû. Dans cette optique, les enseignants regroupés dans le Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants de l’enseignement supérieur (Seces) ont décidé de suspendre les cours et les activités de recherche, cela depuis hier. Cela a été décidé après la tenue de l’Assemblée générale qui s’est tenue à Ankatso hier. Notons qu’ils ont déjà émis des menaces à l’encontre du gouvernement durant leur dernière assemblée générale qui s’est tenue à Ankatso le 19 mai 2017. Selon laquelle ils allaient suspendre les cours si l’on ne trouvait pas de solutions concernant le règlement de leurs indemnités de logement et de recherche. Après concertation avec le gouvernement, les enseignants membres du Seces ont pris la décision de mettre à exécution la menace qu’ils ont émise le 19 mai dernier, c’est-à-dire la suspension de leurs activités. Il semblerait que la solution qu’on leur a proposé était loin de leur convenir, vu qu’il fallait encore attendre la loi de finance 2018 affirme Ravelonirina Sammy Grégoire, président Seces Antananarivo. Il avait également rajouté que cette proposition va à l’encontre des accords conclus lors de la concertation qui s’est tenue à Mahazoarivo le 10 septembre 2015. Le Seces fait appel à un conseil national extraordinaire en vue des actions à entreprendre le 1 et 2 juin prochain. Il semble bien que l’enseignement aux niveaux des universités publiques soit en pleine perturbation. La durée de cette suspension dépend des solutions proposées par le gouvernement. Elle peut être longue ou de courte durée, a conclu Ravelonirina Sammy Grégoire.
Jean Riana