Réalisations du gouvernement: Les citoyens ne se sentent pas concernés
La finalité des missions du Gouvernement est d’assurer le service public et de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie de la population. Force est de constater lors des sondages d’opinion que les citoyens ne se sentent pas concernés par les réalisations du gouvernement tant que les services publics ne produisent pas de résultats tangibles ayant une incidence positive sur leur vie quotidienne.
Dans ce cadre, les données du document portant Initiatives à Résultat Rapide (IRR) du Ministère des Finances et du Budget font état, notamment, que des défis sont à relever.
De la sorte, il est expliqué que la conduite d’une réforme implique l’existence d’un changement pour un meilleur résultat. Au fil des vagues successives d’IRR, la pratique a non seulement montré les avantages de cette méthodologie de travail pour l’administration mais elle a également posé des défis dans la mesure où l’implémentation des activités ne se fait pas au niveau central (dans les locaux du Ministère) mais plutôt auprès des services déconcentrés. Les mécanismes de suivi et d’évaluation doivent ainsi être harmonisés pour assurer l’exactitude des réalisations. Cette solution est également valable dans le cas où plusieurs ministères ont un même objectif mais agissent de façon disparate.
Comme il a été dit précédemment, la finalité des IRR n’est pas tant d’exécuter une action dans une durée réduite mais plutôt de décomposer les étapes de réalisation de ladite action et d’en fixer les objectifs mesurables pour chaque jalon. Il est donc possible qu’une partie seulement de l’activité soit réalisée durant la vague de 100jours. En prenant l’exemple de la construction d’une école primaire, fixer l’objectif IRR à 100% ne serait pas réaliste. Or, l’effet attendu de l’action – qui est la mise à disposition d’infrastructure opérationnelle contribuant à la réduction de l’analphabétisme – ne pourra être tangible que lorsque la construction sera achevée. Le défi se pose alors d’avoir une vision plus élargie dans le choix des pistes IRR et de privilégier la continuité des actions déjà entreprises.
Toujours en se basant sur cet exemple, si l’effet attendu est la réduction de l’analphabétisme, l’opérationnalité d’une infrastructure implique l’existence d’un personnel compétent pour y fournir les services adéquats. D’où le besoin de mise en corrélation des activités relevant de ministères différents comme il a été mentionné dans le premier paragraphe.
Par ailleurs, comme les mêmes causes produisent les mêmes effets les leçons tirées des IRR ont montré que le fonctionnement traditionnel de l’administration peut constituer un frein à la réalisation des objectifs (procédures lourdes ou complexes). Il est ainsi nécessaire d’une part d’alléger ces procédures et d’autre part, de sensibiliser les personnes concernées à adhérer au changement.
Bien que les activités soient comprises dans le Plan de Travail Annuel de chaque département, le retard dans le déblocage de fonds, conditionné par les taux de régulation, peut constituer un frein dans l’atteinte de l’objectif fixé. Jusque là, les problèmes de disponibilité de fonds ont pu être palliés mais il est néanmoins nécessaire d’envisager une facilitation des procédures à cet effet pour les prochaines vagues d’IRR. En somme, le mérite de la méthodologie IRR est l’apprentissage par la pratique qui lui a valu de rendre le service public plus efficace et mieux adapté aux besoins réels de la population.