Sûreté douanière: Résultats mitigés

Ces derniers temps, des changements ont été constatés, le challenge étant de se conformer aux exigences de la réglementation internationale (OACI), la sûreté et la facilitation devant primer. Cela se traduit par un accomplissement du contrôle économique avant les formalités de sûreté malgré le contexte et la carence en infrastructures, mettant également les douaniers face à un véritable défi, sans parler de la multiplication des tentatives de contrebandes des marchandises prohibées. Mais, observe-t-on les résultats restent mitigés.

Plus mentionnent, notamment, les données des Douanes malagasy, en vue de sécuriser les opérations dans les zones import et export, des textes portant nouvelle organisation de ces zones ont été établis. Ceci a été effectué le dernier trimestre 2015, pour renforcer justement les dispositifs de fermeture et d’ouverture des bureaux, de limiter les va-et-vient sans motifs et surtout pour prévenir les actes illicites ou toute tentative de soustraction des marchandises sous douane.

Car, s’agissant d’une zone sous douane, seule la douane est l’autorité habilitée à accorder l’autorisation d’entrée et de sortie, tout le monde devant par conséquent se soumettre à la fouille et au contrôle des agents des douanes.

Et les mêmes informations d’indiquer , surtout, qu’en ce qui concerne les relations avec les usagers, le bureau privilégie la communication (informations à caractère verbal, avis au public,…) et favorise autant que possible les relations de proximité avec les usagers en organisant des réunions, des séances de travail et en leur réservant le meilleur accueil dans les bureaux. Sur le plan matériel, cela se traduit par la mise en place de boîtes de doléances, de réceptions, d’appels téléphoniques, d’échanges de courriels et de rendez-vous en faveur des usagers. Quant aux ressources humaines, les agents des douanes ont reçu de formation comportementale, de sensibilisation sur l’éthique et de la déontologie.

Faisant sienne l’adage « Les clients son rois », le bureau des douanes de l’aéroport d’Ivato s’est attelé à entretenir une collaboration harmonieuse avec les transitaires et les opérateurs fréquentant régulièrement les bureaux d’une part, et à accorder un traitement particulier aux opérateurs ou usagers occasionnels, d’autre part.

Les changements et les perspectives du bureau sont largement appuyés par la hiérarchie, se cristallisant sur   la fourniture d’assistance, des recommandations   et d’équipements divers, afin d’améliorer les conditions de travail des agents. Cela comporte, inter alia, la dotation de matelas, d’imperméables, de talkies-walkies, de tenues de travail, d’un véhicule pour la surveillance du tarmac et des cars pour le transport du personnel.

Les agents pour leur part sont régulièrement félicités et encouragés par l’autorité en cas de saisie de grande   envergure. De   plus,   les agents méritants obtiennent des récompenses spécifiques : décoration, attestation, formation extérieure ainsi que des parts d’amendes supplémentaires…

En outre la même source fait état, entre autres, que la police s’occupe principalement des formalités d’immigration et d’émigration ainsi que du maintien de l’ordre à l’intérieur de l’aérogare tandis que la gendarmerie se charge des questions de sécurité et de sûreté aéroportuaires notamment au parking (coté ville) et sur le tarmac (coté piste)…

De tout ce qui précède, et grâce aux dispositifs mis en place pour la sécurisation des recettes, les informations douanières dévoilent que les prévisions de recettes ont été atteintes si on se réfère au total annuel (pour 2015 et 2016). Le bureau des douanes collecte au moins 45 mds d’ariary par an. Ce Chiffre varie en fonction du volume du fret aérien traité. Avec la migration du cargo Air Mauritius auprès de l’ACSM à compter du 01 mai 2017, c’est-à-dire, au sein du bureau de Mamory Ivato, les recettes devant collecter par le bureau d’Ivato Aéroport vont se dégringoler et méritent une révision particulière car 50 à 60% du volume de frêt, dit-on, ont été transportés par cette compagnie.

En termes de saisie en suite d’infractions douanières, la statistique affiche une nette amélioration en nombre et en volume des objets saisis.   Une somme colossale s’élevant à 818 970 euros a été saisie contre 23.915.414 euros régulièrement déclarés ; à cela s’ajoute un montant de 68 113 US dollars, également, en infraction contre 5.333.140 US dollars enregistrées officiellement.

Par rapport aux ressources minières et des pierres précieuses, le bureau a pu confisquer aux environs de 30 kilogrammes contre 590 kg ayant accompli les formalités réglementaires en 2016…

Pour une amélioration continue des services, le bureau devra bientôt se doter d’équipements supplémentaires et des matériels modernes tels le magnétomètre, des caméras de surveillance, des scanners et de poste de contrôle des brigades, à titre de renforcements des dispositifs déjà en place à l’aéroport, et ce, toujours dans l’optique de déjouer les tentatives de trafic illicite.