Mois de l’enfance: Madagascar en mauvaise posture

Madagascar a célébré le mois de l’enfance, hier à Tamatave. Une célébration accompagnée du thème « Ankizy voaaro amin’ny herisetra, afaka miatrika ny hoaviny », littéralement «Enfants protégés de l’agression, bien préparés pour faire face à l’avenir ». Pour cette occasion, 15 enfants issus de 6 provinces vont former une assemblée constituante du « parlement des enfants ». Ces enfants vont être des avocats de tous les autres enfants à travers la grande île, voire ils vont faire des plaidoyers des enfants en détresse. Certes, la loi régissant la protection des droits des enfants existe à Madagascar, mais sa mise en vigueur reste défectueuse. Faire travailler un enfant qui n’est pas encore en âge de le faire reste un des cas fréquents de la maltraitance des enfants dans le pays. Sans omettre la pratique de l’exploitation sexuelle des enfants… La pauvreté est l’un des obstacles qui entrave le bon développement des enfants, en outre leur empêchent de jouir pleinement de leurs droits. Autrement dit, Madagascar ne respecte pas encore les droits des enfants. Cela se mesure via le droit de survie, mortalité maternelle qui demeure toujours alarmante, vu que Madagascar compte encore 478 décès sur 100.000 naissances vivantes. Ce qui est loin des objectifs de l’OMD qui se fixait 124 décès sur 100.000 naissances vivantes. Selon les études 80% des décès maternels sont les conséquences d’un service sanitaire défaillant, voire même inexistant dans certaines régions de l’île. S’ajoute à cela, l’accès sanitaire adéquat, le droit à l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène, le droit à l’éducation… Encore un long chemin à parcourir pour Madagascar en termes de respect de droit des enfants.

Malalanirina

Ajouter un Commentaire