Edito: Insécurité : stop ou encore ?

En cette veille des grandes vacances, bien de parents ne savent pas encore où « caser » leurs enfants. Dans un passé récent, une telle question ne posait pas. Auparavant, effectivement, le pouvoir d’achat permettait de faire des folies pour satisfaire ses enfants. De nos jours, ce n’est plus le cas, on doit savoir serrer les ceintures. Mais qui possède encore de ceintures ? Les parents sont donc condamnés à retenir leurs progénitures dans la maison familiale durant les vacances. Dommage !

Tous regrettent le temps des colonies de vacances qui a permis à des jeunes des Hauts-Plateaux de fréquenter leurs homologues côtiers, et vice versa. Une initiative saluée par beaucoup, car elle a contribué au renforcement de l’unité nationale. L’avènement de la révolution socialiste devait aussi, mais dans une moindre mesure, à cimenter l’échange entre les populations de l’île.

Les vacances, grandes ou petites, sont plus que nécessaires. Malheureusement, le contexte actuel empêche les Malgaches de circuler librement sur le territoire national. L’émergence des « dahalo », particulièrement la prolifération des coupeurs de route sont un handicap majeur dans la fréquentation des personnes, des cultures et des idées…

L’Etat donne l’impression de laisser ces bandits, ces voyous agir en toute liberté. Des actions virulentes s’imposent pour éradiquer l’insécurité urbaine et surtout rurale. Comment penser à un développement durable, si la Police et la Gendarmerie nationales ne prennent pas entièrement leurs responsabilités ? Il y a également l’Armée qu’on devrait solliciter, au cas où l’insécurité devient intenable. Qu’on nous dise plus qu’elles – encore et toujours – manquent de moyens. Pour, par exemple, neutraliser les groupes de bandits dans les contrées éloignées, pourquoi ne pas mobiliser les chars ou les hélicoptères des forces armées ? Quoi qu’il en soit, les vacances ne doivent plus être gâchées par l’insécurité ambiante.

Franck Raharison

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