Nouveau cas de kidnapping: Est-ce que ça étonne encore ?

Alors que ça ne fait même pas trois jours que le cauchemar de la famille Ismaël s’est arrêté, voilà qu’une autre famille voit tout en noir. Un nouveau cas de kidnapping a encore eu lieu hier et comme tout le monde le devine, il s’agit encore d’un ressortissant Indo-pakistanais. L’identité de la victime sème le doute et même la police n’en sait rien comme Ranaivoson Alexandre Sylvain, Commissaire de Police qui affirme qu’aucune information ne lui est encore parvenue.

Mais les témoins oculaires racontent comme telle : « Une moto venant d’Andravoahangy a barré la route à la voiture et aussitôt l’un d’eux a menacé le chauffeur avec une arme à feu pour qu’il ne sorte pas de la voiture. Une autre moto vient s’ajouter à la première et les motocyclistes à bord se sont chargés du rapt ». D’après la suite du récit encore, les armes employées par les ravisseurs étaient des Kalachnikovs, au nombre de trois. Ces derniers soutiennent l’information que la victime est déjà âgée, aux environs de 65 ans.

Les autres versions qui se propagent par contre indiquent qu’il s’agit d’un lycéen, à bord d’une voiture qui doit le ramener à l’école lequel a été victime du rapt. Jusqu’à l’heure alors, personne n’a pu définir sa vraie identité s’il s’agisse de Pradeep Chandarana ou de son père. Mais l’action s’est déroulée dans la matinée, vers huit heures où les ravisseurs ont su faire paniquer tous les témoins de l’acte.

Serait-il abusé d’avancer que plus personne (Indo-pakistanais surtout) n’est en sécurité à Madagascar ? On évoque surtout les cas de kidnappings de ceux-ci et les activités des dahalo-de moins en moins tout de même ces temps-ci- mais l’insécurité est un fléau dans l’île surtout dans les villes. Précisons que des noms sont connus au niveau de quelques quartiers, mais que font les responsables face à cela ? Rien, quasiment rien. Ils se préoccupent plutôt de leur place en évitant à qui que ce soit de s’exprimer. Durant la commémoration du 29 mars ou encore celle du 13 mai, combien de forces de l’ordre a-t-on déployé pour soi-disant assurer la sécurité ? Mais qu’en est-il des pauvres gens qui n’a ni coup d’Etat ni portée atteinte à la sécurité publique en tête ? On ne fait que croiser les bras tout en espérant que ça devienne une histoire ancienne.

Annie N.