Farafangana: Le retour du statut royal
La mort ou plutôt l’exécution de l’Ampanjaka Zafisoro Tata Philibert a provoqué une controverse sur le sujet de la sécurité dans la région. A titre de rappel, l’Ampanjaka a été sauvagement brutalisé puis tué par les habitants de Vohilengo. Il a été soupçonné du cambriolage du maire de la commune Vohilengo qui a incité la foule à lui « régler son compte ». Tout a mal tourné et c’est ainsi que le meurtre de sang-froid a eu lieu. A présent, on sait qu’au total 13 suspects ont été interpellés par les forces de l’ordre et ont été transférés au tribunal 29 mai dernier. Parmi eux figure le maire de Vohilengo.
Mais avant les interpellations, les chefs Zafisoro des 11 communes du district de Farafangana ont tenu une Assemblée à Evato sur le sujet de la sécurité et surtout du statut social des Ampanjaka. Concernant le cas de l’Ampanjaka Tata Philibert, il a été décidé de donner aux autorités les compétences de traitement de l’affaire. Mais dorénavant, la structure royale ou le statut ancien des Ampanjaka est d’actualité dans la région. Pour ce faire, le processus est déjà en cours.
Pourtant, les Ampanjaka sont confrontés à des problèmes de ressources qui favorisent la corruption. C’est pourquoi les cadres et intellectuels (genre de conseillers aux Ampanjaka) ont fait appel à l’ancien ministre Tabera Randriamanantsoa, qui participe aussi activement dans le processus. Les Ampanjaka se chargeront alors, du matin au soir, des problèmes fonciers, familiaux et de production entre autres.
Annie N.