Edito: L’insécurité encore et toujours

Les attaques à mains armées avaient commencé sous le régime de la transition et étaient à leur summum, on se souvient d’une émission télévisée au cours de laquelle Andry Rajoelina était interviewé à l’époque par Onitiana Realy et lors de l’interview Andry Rajoelina a reconnu les problèmes d’insécurité au point même d’évoquer quelqu’un qui travaillait chez Annick Rajaona victime d’attaques à mains armées. Voilà un des faits d’armes de la transition : insécurité en plus de l’impunité que les barons de la transition font semblant d’oublier! Le régime Rajaonarimampianina n’est que la suite logique de la transition, après avoir été ministre des finances sous Andry Rajoelina, l’actuel président a dû voir les “habitudes” de la transition et c’est probablement pour cela qu’il a voulu s’en écarter…sauf que on ne s’écarte pas facilement des mauvaises habitudes de la transition!

Aujourd’hui les kidnappings font rage. Les petits esprits malgaches osent avancer que ce sont des histoires entre karana. Que nenni! Que ça touche des karana ou non, le fait est qu’il y ait insécurité et d’ailleurs samedi dernier cela a touché des grossistes bien malgaches. C’est honteux de ne pas se sentir concerné sous prétexte que cela touche les karana, les kidnappings sont des preuves de l’état d’insécurité à Madagascar. Ça peut toucher n’importe qui, des Karana, des Malgaches, des Français…. Ça touche a priori ceux qui ont de l’argent sauf que l’erreur sur la personne peut vite arriver. Ça a touché même des enfants comme si les enfants devaient désormais être privés de l’innocence propre à l’enfance dans le pays qu’est Madagascar. Face à cette insécurité flagrante, les sociétés de sécurité fleurissent…honte aux forces de l’ordre car cela prouve que les forces de l’ordre sont incapables d’assurer la sécurité des personnes et des biens.

Face à cette insécurité, ceux qui ont les moyens engagent des gardes du corps mais on l’a vu, les gardes de corps ne font pas le poids face au mode opératoire de ceux qui font du kidnapping. Face à cette insécurité, les seuls qui sont encore tranquilles sont ces hommes et femmes du pouvoir qui se déplacent toutes sirènes hurlantes et entourés de plusieurs gardes du corps…qui en oublient qu’ils ne font que passer et qu’ils deviendront des quelconques quidams dans pas longtemps. Face à cette insécurité, la population est livrée à elle même et ne peut que maudire justement ces dirigeants qui semblent vivre sur une autre planète loin de Madagascar, loin du quotidien de la population… cette population qui, bien qu’elle aime son pays, en arrive à vouloir la quitter à défaut de bouter dehors tous ceux qui dirigent et n’ont que du mépris pour elle.

Claude Rakelé

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