Industrie malgache: Etouffée par l’importation

« L’importation non régulée tue l’industrie malgache », explique Fredy Rajaonera, président du Syndicat des industries de Madagascar lors d’une rencontre entre le secteur privé et le pouvoir public la semaine dernière. Les quelques industries malgaches qui existent actuellement tournent en effet à peine à un peu plus de 20% de leur capacité de production, selon les chiffres officiels de l’année 2016 provenant du SIM. En clair, le secteur peine à se développer pleinement car il est confronté à des obstacles au niveau de l’environnement économique global du pays. Plus l’importation prend de l’ampleur, moins le développement industriel local est avantagé. Pire encore, les importations illicites qui pullulent sur le marché local nuisent encore plus aux industries malgaches. Des produits divers comme les savons ou les biscuits ont notamment été évoqués par le président du SIM. Comme quoi, pour sauver l’industrialisation de Madagascar, la balance de l’importation est à réviser dans les plus brefs délais. Elle est surtout à contrôler, selon toujours F. Rajaonary. Beaucoup de points ont suscité le débat lors dudit dialogue entre les secteurs privé et public, mais les deux parties se sont mis d’accord parmi les urgences de mettre en place la Loi sur le développement industriel à Madagascar (LDIM).

Nomena E.