Trafic de haut vol: Pour des responsables de haut rang !

Ne serait-ce que sur le plan traditionnel, on aurait eu peine à croire que Madagascar devienne un jour le carrefour de nombreux trafics. Ceux-ci commencent par ceux des produits de contrefaçon, et vont même jusqu’au trafic d’enfant, voire même le trafic d’organe. En plus de celui des bois de rose, c’est maintenant sur le trafic de drogue que Madagascar commence à ternir son image.

Connaissant les sommes importantes mises en jeu, il est évident que cette pratique ne peut se faire que par des responsables suffisamment bien placés. Faute de mesures fructueuses de la part des autorités locales, ce sont les pays étrangers qui commencent à tirer la sonnette d’alarme. Alors que le trafic de bois de rose a été étouffé vainement par les autorités malgaches, il a fallu l’intervention de quelques pays d’Asie du sud-est pour mettre au grand jour ce trafic organisé. Comme tout le monde le sait, l’exportation illicite des bois précieux est une pratique héritée de régime précédent. Malgré la promesse pré-électorale faite par le président actuel indiquant l’éradication totale de ce fléau minant gravement l’économie nationale, force est de constater que c’est maintenant le régime actuel qui profite pleinement de la situation. Une situation à travers laquelle une minorité s’enrichit illicitement tandis que le pays sombre de plus en plus dans la pauvreté. Bien que le trafic de bois précieux, des espèces protégées ou même des pierres précieuses semble se faire discret, le cas est loin d’être résolu.

Autre trafic illicite impliquant de hautes personnalités, le trafic de drogue. C’est ainsi que les autorités mauriciennes ont intercepté une cargaison d’héroïne. Si un policier du service des passeports et de l’immigration mauricien est suspecté être impliqué dans cette affaire, un ressortissant malgache l’est également. Si l’enquête est actuellement en cours, son identité n’est pas encore dévoilée. Quoi qu’il en soit, les autorités mauriciennes peuvent affirmer qu’il s’agit d’un directeur d’une compagnie de transport malgache. Dans de telles conditions, on est amené à se demander ce qui manque encore à ces hauts dignitaires pour autant se complaire dans l’illégalité. Mieux encore, si une cargaison a été interceptée, cela veut dire que de nombreuses autres sont passées dans les mailles des filets. Comment une telle cargaison a-t-elle pu quitter nos frontières sans être inquiété ?

Alors que le sommet de l’Etat clame haut et fort l’application de l’Etat de droit, Madagascar est actuellement pointé du doigt par de nombreux pays, notamment pour son comportement laxiste, vis-à-vis d’une partie très précise des citoyens. Or, dans la mesure où de tels trafics nécessitent l’engagement de fonds conséquents, elle n’est pas à la portée de n’importe quel Malgache. A quand un coup de balai pour mettre fin à de telles pratiques ?

Johan R.

Commentaires   

0 #1 VELLE 16-06-2017 05:12
:cry: je vie a Mada depuis 10 ans et rien ne change dans le bon sens bien au contraire
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