Drogue, ressources naturelles, cigarettes: Les trafics devenus une … normalité !

Une fois encore, de la drogue a été saisie à La Réunion sur des conteneurs chargés à Toamasina. C’était mercredi dernier quand les douaniers réunionnais ont fouillé de fond en comble deux conteneurs chargés de produits artisanaux.

Citant un communiqué, la presse de l’île voisine rapporte qu’”à l’issue de leur dépotage complet, ils ont constaté la présence, dans le fond de l’un des conteneurs, de 1 600 cartouches de cigarettes, essentiellement de marque BOSTON, d’une valeur totale estimée à 104 000 €” explique la Direction régionale des douanes de la Réunion par voie de communiqué.

« La fouille approfondie des marchandises a également permis de découvrir “7 000 cachets d’artane, dissimulés dans le double fond d’un meuble en bois, ainsi que 80 pots de crème à blanchir et 46 bouteilles d’aloe macroclada (ou vahona), plante endémique de Madagascar menacée d’extinction et protégée dans le cadre de la convention de Washington”.

Le mode utilisé par les trafiquants est semblable à celui des 10,5 kg d’héroïne saisie à l’Ile Maurice, le mois dernier. Deux jeunes femmes malgaches étaient inculpées pour avoir dissimulée la drogue dure dans des produits artisanaux.

La presse réunionnaise n’a pas mentionné l’identité de la personne ou compagnie qui a chargé les conteneurs ainsi que leur destinataire final. Par contre, dans la saisie des deux sachets d’héroïne survenu à l’aéroport de Maurice, le passeur est identifié.

La saisie faite par les douaniers réunionnais intervient, en effet, deux jours après celle de leurs collègues mauriciens. Cette fois-ci, la drogue dure a été acheminée par voie aérienne, plus précisément par un vol d’Air Mauritius sur lequel était embarqué le passeur, un certain Ramahay Mandimby, gérant d’une société de transport. D’après la presse mauricienne, le passeur avait placé les deux sachets dans les toilettes de l’aéroport où un policier du service mauricien de l’immigration s’est empressé de les récupérer.

Dans les îles voisines, des enquêtes sérieuses sont engagées à chaque saisie et à lire nos confrères des îles, les responsables ne lâchent pas le morceau pour essayer de faire toute la lumière sur ces trafics aussi dangereux en matière de criminalité qu’importants sur le plan financier. Paradoxalement, à Madagascar d’où toutes ces marchandises sortent, personne ne réagit. Aucune autorité ne se lève ne serait-ce que pour condamner les faits.

En réalité, les trafics en tous genres sont tels que cela relève de la normalité. On ne s’étonne donc plus quand un colonel libère de force des proches sur lesquelles la douane a découvert 24 bracelets en or pesant au total un peu moins de 2 kg d’or. Cet officier supérieur fait certainement référence aux multiples saisies d’or et de tortues faites à Ivato et dans les aéroports extérieurs. Comme le Christ en son temps, ce colonel voudrait peut-être déclarer aux autorités aéroportuaires d’Ivato ceci : « ne jetez pas la première pierre ». Sans prendre partie pour un fait répréhensible, on ne peut que se poser des questions.

Dans la saisie des comprimés psychotropes et de cigarettes de marque BOSTON (manifestement destinées à la colonie malgache) à La Réunion, l’affaire ne devrait pas en rester là. Pour le moment, la situation est d’autant plus encourageante que selon la presse réunionnaise, « la Direction Régionale des Douanes de La Réunion souligne que les douanes malgaches ont coopéré à cette saisie et ce, en transmettant des informations utiles à l’organisation du contrôle ».

Cette précision est particulièrement importante. Elle veut dire qu’au niveau des frontières malgaches, on est parfaitement au courant du circuit des trafics. Dans les aéroports où l’ACM fait la loi comme dans les principaux ports qui sont devenus de véritables passoires, c’est la foire aux trafics. Qui va libérer Madagasar de cette immense magouille ?

Sa

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