BFV-SG: Des motifs d’insatisfaction

La campagne de communication massive de la BFV-SG n’a échappé à personne. Cette communication tous azimuts cache mal plusieurs difficultés.

Premièrement, de nombreux clients de la BFV-SG sont insatisfaits. Il y a de quoi car les frais de fonctionnement sont prohibitifs. Les relevés mensuels n’arrivent pas à bon port. Les erreurs de comptabilisation des agios sont fréquentes et toujours au préjudice du client. Les garanties bancaires exigées auprès des clients malgaches désireux de contracter un prêt sont plus importantes que celles demandées aux Français. Certains gestionnaires de comptes sont peu serviables, voire désagréables. D’autres ignorent sciemment leur obligation de confidentialité en dévoilant à des tiers les soldes des clients.

Deuxièmement, plusieurs membres du personnel de la BFV-SG ont exprimé leur extrême lassitude, sans toutefois oser le manifester publiquement. Ils travaillent dur mais leurs efforts ne sont pas récompensés et les plans de carrière sont limités. Certains cadres se plaignent de l’attitude méprisante et raciste de leurs supérieurs hiérarchiques français. Ces derniers, qui gagnent beaucoup d’argent en travaillant peu, prennent leurs collaborateurs malgaches pour des idiots et pour des gueux du wagon de 3ème classe. Le manque de motivation du personnel malgache de la BFV-SG saute aux yeux et se ressent à travers une qualité de service en déclin.  

Troisièmement, si la BFV-SG s’excite au niveau médiatique avec tambours et trompettes, c’est parce que la concurrence est rude et que les parts de marché sont difficiles à conserver ou à accroître. D’une part, les banques de la place ont certes de plus en plus de succursales mais le taux de bancarisation ne décolle pas. D’autre part, le mobile banking (services bancaires via mobiles) s’impose à grande vitesse. Il sera rejoint bientôt par l’e-banking (banque en ligne).

En raison d’une conjoncture morose et de son dédain pour ses clients et son personnel, la BFV-SG doit s’attendre à une baisse significative de son résultat net. C’est déjà le cas pour la BNI et la BMM. Le consommateur a intérêt à tourner le dos à ces établissements bancaires qui sont trop conservateurs et hautains et qui n’ont pas su s’adapter aux exigences de la clientèle, qui bien que peu fortunée, mérite le respect.

PN

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