chronique de razafilahy: Alerte ! les investisseurs miniers empoisonnent la population…
Sans exagération aucune, de l’avis des scientifiques et experts nationaux de l’environnement et de l’écologie, malgré toutes les assurances de principes qu’ils avancent sous formes de documents certifiant leur bonne foi, les grandes compagnies minières opérant sur le territoire national représentent des dangers certains pour la nature et les habitants. Dans la phase préparatoire de leur installation, elles se débrouillent toutes pour convaincre les autorités sur les risques zéro de pollution.
Dans leur hâte de vouloir donner satisfaction à des entreprises aux surfaces financières de renom mondial, nos décideurs ne font que gober les baratinages de quelques négociateurs professionnels de la tromperie à l’échelle internationale. Et c’est tout le pays et la population entière par la suite qui est livrée pieds et poings liées au diktat des prédateurs. Prenons les cas précis des premiers partenaires installés l’un à Fort-Dauphin et l’autre à Toamasina. Faisant usage de moyens de communication très performants, pointus et d’une efficacité désarmante, ils sont maintenant opérationnels et agissent comme en pays conquis. Les disciples de Green Peace et autres associations écologiques ne peuvent rien faire face à l’arsenal médiatique de ces sociétés… A Madagascar, il n’y a pas lieu uniquement de s’inquiéter uniquement de l’avenir ou de la protection de la nature. Même le sort futur de notre cheptel bovin a de quoi nous effrayer au plus haut point, sinon dans un avenir très proche sur le territoire national ne sera plus, le zébu sera un animal en voie de disparition au même titre que les lémuriens.
A l’origine de cette menace de danger imminent qui concerne tout le périmètre qui entoure l’île de Nosy-Be, une société allemande Tantalus est titulaire d’un permis officiel pour effectuer des tests d’extraction de minerais de tantale sur une concession de 300 km2 dans cette zone, en bordure d’une aire protégée. Lequel feu vert a été sûrement obtenu dans des conditions qui n’ont rien à voir avec les obligations légales en la matière. Dans la complaisance la plus pure. Sinon comment expliquer l’existence d’une telle situation à risques pour les hommes et l’environnement ? A l’heure actuelle, des braves gens alertent l’opinion sur les envahisseurs et les échos de ce lever de bouclier répercutées par les médias comme cette dépêche de RFI nous informe qu’ « Il faut sept tonnes de produits chimiques dangereux pour extraire une tonne de terres rares. Le procédé effraie les opposants à ce projet d’extraction de tantale : « Vu le manque de rigueur actuel, si on leur attribue des moyens de polluer la nappe phréatique – et par érosion cela atteindra aussi les mangroves ainsi que les océans – nous allons assister à l’extension de l’endémicité de la nature de cette péninsule », a alerté Joël Soatra, représentant des opérateurs touristiques de Nosy Be. D’autres sources fiables rapportent clairement que «L’Alliance pour la protection et le développement durable de la péninsule d’Ampasindava, lors d’une conférence de presse, samedi 10 juin, a demandé l’arrêt pur et simple du projet. » L’écho de la sonnette d’alarme tirée par un confrère dans les colonnes de ce journal ne se fait pas attendre pour nous apprendre que : « Selon une expertise officielle Allemande, la société Tantalus a découvert 8% des besoins mondiaux en terres rares dans l’archipel de Nosy Be. L’exploitation de la mine révèle que les coûts environnementaux d’extraction des minerais dépassent largement leur valeur marchande. En d’autres termes, la société Tantalus entend générer des bénéfices en créant des dégâts dont elle n’aura aucune responsabilité à l’expiration de son contrat d’exploitation à Ampansindava. Depuis cette découverte prometteuse, les actions de Tantalus ont spéculé sur les marchés boursiers Allemands. En juin 2016 Tantalus Rare Earths AG a vendu à une compagnie basée à Singapour, 60% de ses actions pour 3,7 millions d’euros. La firme Singapourienne est devenue majoritaire et prévoit la vente des 40% restant, ce qui désengagerait totalement les Allemands du projet.
Nous allons rentrer dans la phase d’exploitation d’ici quelques semaines, bien que les chercheurs scientifiques Allemands ont calculé que l’on détruit 300m² de végétation par tonne de terres rares produite. La concession Tantalus va inévitablement détruire l’écosystème de la baie d’Ampasindava sur un rayon de 75 km². Les cours d’eau et les nappes phréatiques seront pollués et la pollution s’étendra au fil des années à l’ensemble de la chaîne alimentaire (animale et humaine). Des sources fiables prouvent qu’en « mettant en parallèle le site d’Ampasindava et celui de la raffinerie de terres rares de Bukit Merah en Malaisie, exploitée pour le compte de Mitsubishi entre 1982, fermé 1992 suite à l’apparition de nombreux cas de leucémies et de naissances avec malformations. La radioactivité relevée sur ce site est 32 fois supérieure au seuil de normalité (à Tchernobyl, elle est 14 fois supérieure).
Tels sont les dégâts écologiques qui nous attendent dans le court terme à cause de l’aveuglement cupide de quelques décideurs qui n’ont pas résisté à la tentation des privilèges octroyés en douce et l’argent sale de la corruption. Et dire que ni SAMIFIN ni Bianco ne voient rien de suspect dans tout cela… Miracle mon frère !
Commentaires
Beaucoup de vos articles sont fort intéressants. Mais pourquoi n’indiquez-vous pas la date de parution sur le texte même que l’on consulte ici ? Quand on veut utiliser l’article et en citer la référence, comme il se doit, c’est impossible, et ça nuit à la fiabilité de l’exemple qu’on veut donner en utilisant votre source. Il est pourtant facile d’indiquer, par exemple après la signature de l’auteur, une mention du genre (18/6/2017). Merci de cette petite amélioration qui vous rend encore plus utiles.