Indépendance de Madagascar: Hommage à la presse de l’époque

Le 26 juin approche à grands pas ! Vive la Fête Nationale qui célèbre l’indépendance de Madagascar et donne lieu à des réjouissances populaires et des flambées de joie! Le 26 juin, c’est aussi, et peut-être avant tout, la fête des forces armées qui mettent en relief et protègent la souveraineté nationale. Par conséquent, la glorification des forces armées s’impose comme une exigence, même si elles manquent de moyens. Les feux d’artifices et le défilé militaire sont donc indissociables du 26 juin. Toutefois, ces usages ne doivent pas occulter les faits historiques. Les nouvelles générations doivent respecter la mémoire de leurs aïeux qui ont risqué leurs vies pour notre liberté actuelle. L’histoire a retenu la lutte de Joseph Raseta, Joseph Ravoahangy, Monja Jaona, Jean Ralaimongo, Ravelojaona, Ratsimamanga et Jacques Rabemananjara. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que les actions de ces personnalités illustres et des mouvements nationalistes ont été facilités par le soutien actif d’autres intellectuels et résistants de l’ombre qui se sont exprimés à travers la presse écrite qui servait de relais. A l’époque, on ne parlait pas encore de médias. La presse écrite était le principal outil d’expression et de communication. Des journaux ont pris des risques inouïs afin que la Grande Ile en finisse avec les excès de la domination coloniale. Il faut citer entre autres : Ny Lakolosy Volamena, Ny Loharano, Ny Fitarikandro, Ny Mazava, Madagasikara Politika, Fahaleovantena, Tenimiera, Ny Gazetin’ny Malagasy, Antson’ny Malagasy, Ny Antson’ny Mpiasa, Antson’ny Nosy, Kitan’i Madagasikara, Ny Tsara Fanahy, Imongo Vaovao, Maresaka, Ny Vahoaka, Fandrosom-Baovao, Fanilon’ny Mpiasa, Kitan’ny Maraina, Ny Masoandro Vaovao, la Fraternité, le Prolétariat Malgache, le Petit Tananarivien, l’Echo Malgache, l’Opinion, Le Libéré, la Justice, l’Aurore Malgache, l’Aube Nouvelle et la Nation Malgache. Nous tenons à rendre un vibrant hommage à ces innombrables plumes anonymes courageuses qui ont prêché sans relâche la révolte contre l’occupant français, souvent dans la clandestinité, toujours avec des moyens dérisoires, en bravant la censure et en surmontant des difficultés incroyables d’impression et de distribution des tracts et des journaux. Infatigables patriotes, les journalistes indépendants de cette période ont incontestablement contribué à la libération de Madagascar. Leur engagement de l’époque doit inspirer les journalistes d’aujourd’hui qui doivent dénoncer l’oppression sous toutes ses formes et bousculer les consciences endormies.                        

                      Phil de Fer

Commentaires   

0 #1 vatomena 19-06-2017 17:50
Raseta ,Ravohangy ,Rabemananjara ,autant de personnages instruits dans les écoles françaises . qui ont lutté contre le colon par la parole;le verbe .qui ont connu la prison ,la grace du président français , mais qui n’ont jamais pris les armes.Ils ont connu par la suite la gloire ,les honneurs et la richesse .Il en fut autrement pour les rebelles de 47 restés dans la misère
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