Gestion des investissements publics: L’état des lieux

La gestion des investissements publics est un moyen d’excellence mobilisé par l’Etat pour soutenir l’économie et la promotion de développement social.

Les investissements publics consistent à améliorer l’environnement socio-économique (infrastructure, capital humain,…) et à inciter l’investissement privé dans un environnement stable. Ce qui permet de créer de la Valeur Ajoutée aboutissant à une croissance inclusive et durable.

Ainsi, afin d’optimiser la gestion et le suivi des PIP, la Direction Générale du Contrôle Financier est appelée à effectuer des contrôles a posteriori approfondi et minutieux des dépenses publiques des fonctionnements et surtout des investissements.

Les acteurs budgétaires devront: prendre le temps nécessaire pour mener à bien les procédures de passation des marchés (ex : établissement de l’Avis Général de Passation de Marchés dès le mois d’Octobre de l’année N-1) ; améliorer la préparation des PIP ; et amender la gestion des PIP.

Pour cette année, les efforts du Gouvernement se focalisent sur la promotion de l’investissement avec une estimation de 5,2% du PIB.

On dénombre 557 PIP dans le Budget 2017 pour un montant de 2 830,67 Milliards d’Ariary ; Durée de vie de PIP : varie de 03 ans à 20 ans .

41% des crédits dans le Budget Général est alloué aux dépenses d’investissements, soit 41 038 Milliards d’Ariary dont 75% soit 40 567 Milliards d’Ariary sont sur financement extérieur et 25% soit 471 Milliards d’Ariary sur financement intérieur.

Aucune régulation pour les dépenses d’investissement pour cette année.

3 projets ont débutés en 2000 et sont toujours en vigueur dans le budget 2017. 58 Projets ont une durée de vie de plus de 10 ans et le projet 160-PREPARATION/ATTENUATION EFFETS CATASTROPHES NATURELLES du Ministère de l’Agriculture a une durée de vie de 20 ans, débutant en 2000 et finissant en 2019.

Les 557 PIP inscrits dans la Loi des Finances 2017sont répartis dans quatre secteurs d’intervention.

Il est à remarquer que ce qu’on appelle « Secteur d’intervention des PIP » ici ne correspond pas aux secteurs administratifs des Ministères tutelle des Projets mais plutôt de la nature du PIP en soit.

Bien qu’aucune régulation n’ait été fixée pour les dépenses d’investissements, le taux de réalisation demeure faible avec un taux d’engagement de 1,4%.

Ce faible taux de réalisation s’explique par le fait que beaucoup de Ministères n’ont pas encore achevé les procédures préalables à l’engagement pour ces dépenses : le Sénat, l’AN, le MCC, le M2PATE, le MRHP et le MCRI.

Quant au financement externe, 470 Millions d’Ariary seulement ont été engagés par le MPAE, la Présidence, le MinSanP et le MID avec les taux respectifs de 5,65%, 1,35%, 0,66%, 0,02%.

Les retards et les difficultés pratiques dans le lancement des procédures de passation des marchés publics ainsi la non maitrise des procédures de régularisation des opérations sur financement extérieur ralentissent ces engagements. En outre, il a été constaté que l’engagement effectué au niveau du financement externe a été opéré pour les dépenses de frais d’exploitation des projets.

A l’issue de l’état des lieux de la gestion des investissements publics, quelques points ont pu être ressortis entre autres:   le faible niveau d’investissement associé à une perte d’efficience très significative ; la détection de lacunes dans plusieurs domaines : conception, présentation, budgétisation, sélection, suivi-évaluation des projets d’investissements publics, et les problèmes de financement et contraintes en matière de ressources.

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