Deuxième tranche de la FEC: Décaissement au second semestre
La balance des paiements se détériora par rapport à la LFI 2017. Cette dégradation sera surtout expliquée par le creusement du compte courant malgré le bon résultat au niveau du compte de capital et financier. Le décaissement de la deuxième tranche de la FEC qui devrait être définitif en second semestre 2017, soutiendra la balance des paiements.
Eu égard au compte courant, un creusement de 78,8% par rapport à la prévision initiale est attendu en raison du déficit des échanges de biens et services jusqu’à 580,0 millions DTS. La valeur des importations reste supérieure à celle des exportations avec une variation respective de 16,8% et 9,9% du côté des biens, 19,8% et 11,6% du côté des services. Ainsi, les importations ne seront couvertes qu’à 75,8% avec une légère perte de compétitivité de nos produits d’exportation et ce, malgré la hausse du prix de vanille (181,1 à 240,0 USD/kg) et la performance des activités touristiques. Par contre, la rubrique transfert courant enregistrera une hausse de 12,5% grâce à l’arrivée de fonds provenant de l’extérieur, en faveur des Organismes et entreprises internationaux dans le pays, et au transfert public au titre d’aides budgétaires. Ainsi, afin de renforcer ses dépenses, le Gouvernement bénéficiera de 123,9 millions DTS (+27,5%) grâce aux aides budgétaires nouvellement accordées par la Banque Mondiale (80,0 millions DTS) et par l’Union Européenne (15,0 millions Euro).
En outre, les investissements directs et de portefeuille baisseront de 14,0 % en rapport avec l’environnement financier et des affaires, et de la diminution d’achat de titre par les non-résidents dans le pays. Quant à l’appui financier au secteur public, il passera de 274,9 millions DTS à 336,9 millions DTS. Cette hausse résultera surtout du financement d’urgence octroyé par la BAD et par la Banque Mondiale à hauteur respective de 14,0 millions USD et 1,3 millions USD, et d’un accroissement du niveau de décaissement prévu en 2017.
Le déficit global s’élèvera jusqu’à 74,4 millions DTS contre 24,4 millions DTS initialement. Le besoin de financement devra être, entre autres, soutenu par le prêt octroyé par le FMI au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) à hauteur de 46,5 millions DTS. Ces opérations permettront de constituer des réserves brutes officielles de 896,0 millions DTS (+29,8%) équivalentes à 3,4 mois d’importation de biens et services.