CENI: Instrument du pouvoir ?
Chaque mois, voire chaque semaine, il est question de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante). CENI par-ci, CENI par-là, CENI en veux-tu, CENI en voilà, CENI au kilo, CENI à la douzaine. Ce gros plan sur la CENI est si constant que ça en devient suspect. A première vue, les efforts continus de la CENI en faveur de prochaines élections justes, libres, transparentes, crédibles et acceptées par tous paraissent utiles et louables et aussi encourageantes pour l’essor de la démocratie. Pourtant, à y regarder de plus près, tout cela n’est que de la poudre aux yeux. Même si la CENI jouit d’une autonomie administrative et financière en vertu de la loi, son indépendance réelle vis-à-vis du pouvoir politique est discutable. Les anciennes prérogatives du Ministère de l’Intérieur en matière électorale ont été transférées à la CENI pour éviter les fraudes du passé. Pourtant, si celles-ci subsistent et prospèrent, c’est bien parce que la CENI est entièrement soumise au régime.
Cela explique la nouvelle législation sur l’élargissement des attributions de la CENI. Il s’agit de donner un habillage toujours plus juridique en apparence à la fraude électorale sans précédent qui se prépare. Instrument du pouvoir, la CENI va tout faire pour aider le régime à s’y maintenir. C’est même sa raison d’être. La CENI n’est donc certainement pas l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. La grande imposture du régime est de nous persuader que la CENI est véritablement une structure véritablement indépendante. Il faut se rappeler que « la plus grande ruse du diable est de nous faire croire qu’il n’existe pas » (Baudelaire). Les élections seront organisées d’après le bon vouloir de la CENI, vassale du régime et les résultats seront proclamés selon les désirs de la Haute Cour Constitutionnelle, inféodée également au pouvoir en place. Il est naïf d’espérer que le salut viendra de la CENI. Battu d’avance en raison de son impopularité record, le HVM n’a pas d’autre choix que d’altérer la volonté des électeurs à tous les stades du scrutin. Tous les observateurs avertis savent qu’une crise postélectorale aura lieu à l’issue du prochain scrutin présidentiel. C’est gravé dans la pierre. En attendant, la CENI poursuit sa croisade en faveur de l’éducation électorale.
La démarche est absurde. Comment la CENI peut-elle faire la promotion d’élections justes, libres, transparentes, crédibles et acceptées par tous lorsqu’on constate l’ampleur de la mauvaise gouvernance et de la corruption ? Le régime ne sait rien faire de juste, transparent et crédible. Au lieu d’avoir la prétention de nous apprendre à voter, la CENI devrait plutôt apprendre à nos dirigeants à gouverner. L’éducation électorale est une subdivision de l’éducation civique, laquelle est une branche de l’éducation. Améliorons donc le système éducatif avant d’exalter l’éducation électorale. Formons des citoyens aptes à penser par eux-mêmes au lieu de fabriquer des électeurs dociles. Aidons les jeunes à vaincre la faim et l’analphabétisme afin qu’ils fassent un choix éclairé lorsqu’ils voteront pour la première fois.
Phil de Fer
Commentaires
La RÉALITÉ de la MONDIALISATION-GLOBALISATION financiarisée depuis 1990, VIDE de Gouvernance crédible, SANS règles crédibles de droit international, violente et SAUVAGE…n’est PAS ENSEIGNÉE à Madagascar (NI au collège, NI au Lycée, NI à l’Université, NI à l’ENA Ecole Nationale d’Administration, Ni au CEDS Centre d’Etude Diplomatique et Stratégique, NI à l’Académie Militaire…)
La CENI (Commission électorale...) en VÉRITÉ n’a RIEN d’indépendante et n’a RIEN de nationale mais au CONTRAIRE, c’est une véritable structure SORCIÈRE « MPAMOSAVY » pour EMPOISONNER TOUTES les élections des PAYS en AFRIQUE et à MADAGASCAR. TROIS PAYS se CACHENT derrière cette SORCIÈRE CENI « les Etats-Unis-Angleterre-la France FranceAfrique Francmaçon) qui s’AUTOproclament « Communauté Internationale »à l’ONU avec ARROGANCE et bestialité en toute IMPUNITE.
Suivez le guide: Pr TAHINA
Enseignant d'Université
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.