Fin du Ramadan: En communion avec la fête nationale !

Non, ce week-end n’a pas été que la célébration de la fête de l’indépendance qui dans certaines régions de Madagascar, est la plus importante fête avec le nouvel an et la fête des morts. Ce week-end a été aussi marqué par la fin du Ramadan qui est suivi par une partie importante de la population de Madagascar.

Le ramadam est connu du grand public comme le mois du jeûne pour les musulmans. D’après la littérature recueillie sur internet, « pendant ce mois lunaire, les croyants ne doivent ni boire ni manger à partir de l'aube jusqu'à ce que le soleil soit couché ». « D'une manière générale, ils devront se priver de tous plaisirs des sens (tabac, musique, sexe...), pendant les journées de ce mois où la tradition affirme que le Coran fut donné aux hommes par l'intermédiaire du Prophète Mahomet. C'est le mois où le texte sacré est descendu d'en haut pour servir de direction aux hommes, pour leur en donner une explication claire, et de distinction entre le bien et le mal ».

Le ramadan se termine 28 jours après et est marqué par l’ Aïd el-Fitr qui est la fête de la rupture du jeûne. Cette fin du ramadan est fixée soit d’une manière scientifique par un collège d’imans et de théologiens, soit par l’observation du croissant lunaire. En tout cas, un consensus a été trouvé cette année pour déterminer la fin du ramadan autour du 25 juin.

Les observateurs de la culture de Madagascar n’auront pas manqué de signaler la coïncidence parfaite entre la fin du ramadan et la célébration du nouvel an malgache, « Alahamady » si l’on suit le calendrier lunaire, mais aussi la proximité de la fin du Ramadan ou plutôt la fête de l’Aïd el-Fitr avec la fête de l’indépendance. « C’est la première fois qu’on fête ensemble ces deux évènements », nous déclarent des amis en envoyant ce drapeau très symbolique (voir photo).

Doit-on y voir un signe du destin ? Toujours est-il que Madagascar qui se penche de plus en plus sur le chemin du nationalisme économique voire de la xénophobie pure et simple doit avoir le courage de se remettre en cause. Qui des habitants de Madagascar peut-il se targuer d’être descendants de Malgaches de souche dont personne ignore l‘existence ? A l’heure où nous avons cruellement besoin du capital des pays étrangers pour essayer de sortir les 25 millions de Malgaches de l’extrême pauvreté, acceptons-nous enfin de reconnaître que Madagascar est un pays de migrants venus d’Asie, d’Arabie, d’Afrique et à moindre mesure d’Europe ?

C’est à cette question que nos académiciens, historiens et autres politiciens devaient débattre pour réécrire l’histoire et adapter en conséquence les programmes scolaires sur lesquels se baseront notre développement.

Sa

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