Saison des récoltes: 1000 Ar le kilo du paddy

Le prix du paddy, ou riz non-décortiqué, atteint les 1 000 ar actuellement dans les régions productrices. Ce prix de vente est élevé par rapport aux saisons précédentes, selon l’explication des agriculteurs. Habituellement, le riz se vend à 250 ar le kapoaka lors des premières heures de la montée des récoltes, et augmente peu à peu en s’approchant de la période de soudure. La saison aurait été mauvaise selon eux, ce qui expliquerait cette cherté. Les récoltes ne sont qu’à un tiers de la quantité habituelle.

« Une rizière d’1 ha et demi rapporte en moyenne 90 sacs chaque année, alors que nous n’en récoltons maintenant que 20 sacs, ou 30 tout au plus », témoigne Zoky Hery, un riziculteur de Morarano Ambatondrazaka. La situation est quasiment pareille sur toutes les rizières autour du lac Alaotra. Mais cette insuffisance des récoltes reste une supposition concernant la raison réelle de ces tarifs élevés. Il n’y a tout de même pas de perte pour les agriculteurs, malgré que la quantité des récoltes a beaucoup diminué, car le prix de vente a augmenté. La vraie menace est que ce prix élevé du paddy dès la moisson risque de faire monter de plus en plus les coûts du riz au fur et à mesure que le pays se rapproche et entre dans la période de soudure, redoute Zoky Hery, surtout dans la capitale et les régions qui n’en produisent pas. A moins que l’Etat prenne les dispositions nécessaires. Il explique en effet que leur prix de vente lors de la période de récolte est d’habitude doublé, voire plus, à partir du mois de décembre. Soit à partir de 2 000 ar le kilo pour le riz non-décortiqué cette année. Pour le moment, les riziculteurs se réjouissent des prix car ils couvrent les dépenses de la saison passée, et évite donc de justesse la production à perte. Quoi qu’il en soit, les bénéfices sont loin de ceux des saisons précédentes.

Nomena E.

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