Visite à Paris: Hery Rajaonarimampianina, entre rêve et mensonge

L’entretien avec notre homologue RFI est une révélation pour évaluer l’aptitude de notre Président face à la diplomatie stratégique. Handicaps, ces tares qui lui collent à la peau, Hery Rajaonarimampianina face à Emmanuel Macron ne peut et ne pourra jamais exiger, encore moins revendiquer quoi que ce soit. Evidemment, on fait référence à la gestion ou plutôt la propriété des îles éparses. Une grande nation comme la France est adroite pour connaître les faits et gestes de son interlocuteur jusqu’aux moindres détails. Encore faut-il qu’ils ont des défauts, des maladresses publiquement connues et sues. Il serait vexant de ranger la France comme étant partie d’une grande nation sans être au courant des intérêts, des auteurs et des bénéficiaires des positions pas très catholiques auxquelles les gouvernants des pays sous-développés s’attèlent au détriment et au dos du peuple. C’est pourquoi il rêve de cogérer les îles éparses avec la France et promet miel et lune avec des mensonges malicieux. Et puis, il n’a pas le choix vu les grands dossiers qu’il trimbale. Il n’est donc pas si étonnant que le Président qui devrait se battre pour les intérêts du peuple « opte » pour une cogestion tout en faisant la sourde oreille à ce qu’a dit l’ONU selon lequel ces îles appartiennent à Madagascar. C’est ainsi alors que Président malgache s’est « laissé faire » par Macron.  

Et en parlant de ces sales dossiers, qu’en est-il de l’affaire Claudine Razaimamonjy ? Personne n’est dupe et est au courant que la riche dame a été la source de financement et le bailleur pour les deux empêchements à l’encontre de Hery Rajaonarimampianina. Les fameuses mallettes ! Et en raison des renseignements, le Président est proche de la « poule aux œufs d’or » et il ne peut pas nier que les malversations de celle-ci ont commencé depuis l’époque où Hery Rajaonarimampianina était ministre de Finances et du Budget. Beaucoup de travaux financés par les fonds spéciaux sans passer par les procédures en font la preuve. C’est le cas, par exemple, des bâtiments dans l’enceinte de la primature à l’époque du gouvernement Omer Beriziky. Et oui, c’est une personnalité que le Président connaît très bien et avec qui il est proche.

On voit de suite que si la question a été posée, c’est qu’il y a attente et « du travail ». En fait, pourquoi avoir questionné sur Marc Ravalomanana plutôt que d’autre, notamment Andry Rajoelina ? Sa réplique sur le sujet fait l’objet d’une annonce plus ou moins officielle. A peine la question a été détournée sans vraiment le dire par manque de compréhension et de pertinence quant à la série de questions, il est clair que l’actuel Président se présentera comme candidat à la présidentielle 2018. Condition qui n’est plus de rigueur. La fameuse question a été si le Président aurait peur d’un candidat gênant. C’est ainsi qu’il a répondu : « Non, la question ne se pose pas ». Quelle annonce inattendue ! Pense-t-il vraiment que ça en vaut encore la peine ?          

Quoiqu’il en soit concernant l’avis que les îles éparses appartiennent aux Malgaches, la question n’est pas encore réglée et c’est dans un communiqué que le Président français a annoncé que des « travaux » seront entamés au sujet de la revendication malgache des îles éparses. Bref, il rêve de cogérer ces îles qui nous « appartiennent déjà » en sombrant les citoyens dans des mensonges.

Annie N.          

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