CHRONIQUE DE N. RAZAFILAHY: Coup de projecteur sur la mare aux canards boiteux

La provocation délibérée d’un député teigneux à l’endroit d’un patron de presse à cause d’une affaire sans tête ni queue a fait l’effet d’un gros pavé jeté dans la mare aux canards boiteux d’un régime de transition qui se serait bien passé d’une telle publicité nuisible. Comme dit ce proverbe italien très explicite « celui qui cherche trouve … ». Ce n’est pas parce que quelques parlementaires (députés, sénateurs…) s’amusent à jouer les plaignants et que certains confrères sont en prison ou menacés d’arrestation que pour autant n’importe qui peut se prévaloir de jouer les justiciers solitaires pour terroriser la presse.

Parce qu’un élu de la capitale se croit investi d’on en sait quel surplus de pouvoir en sus de son mandat de député, qu’il faut oublier « les fameuses poutres » évangéliques   des linges sales et puantes de l’époque trouble et malsaine de la Transition… Le fait de vouloir chercher à croiser le fer avec une personnalité du paysage médiatique pour des motifs farfelus et purement imaginaires (histoire de montrer de quel bois le « monsieur petit format » peut se chauffer en tant membre d’une institution) est bel et bien l’équivalent de chercher à remuer la boue de la mare aux canards boiteux qu’était ce régime né des évènements controversés de 2009.   En écrivant l’histoire de ce pays au quotidien, les gazettes publient de nouveaux éléments sur les différents dossiers. Surprise ! Tous remontent à Andry Rajoelina, ses proches collaborateurs d’antan (les Haja Resampa et consort sur les mauvaises gestions de Jirama, ces membres du CST et du CT, ces personnages qui figurent sur une liste noire établie par la communauté internationale. A ces individus, il faut ajouter les noms des affairistes patentés qui ont puisé dans le Trésor Public les fortunes avec lesquelles ils narguent le commun des mortels au point de considérer comme des moins que rien les simples gens…En persistant dans de telles attitudes, ces méprisables arrivistes qui ont profité du train des évènements de 2009 pour s’enrichir finiront pas étaler au grand jour leurs turpitudes immondes. S’ils tiennent à bénéficier d’une impunité de fait inacceptable et injuste, ils ont tous intérêts à raser les murs et montrer profil bas. A force de laisser les énergumènes sans foi ni loi insulter les citoyens qui exercent leur profession sans haine ni parti pris, ces personnalités qui n’ont rien de la mentalité exigée à un homme d’Etat, seront les sources des ennuis que leurs agissements inconscients et irréfléchis feront remonter à la surface d’une mare infecte. L’opinion verra alors flotter le spectacle des compromissions et péchés capitaux de la corruption, des détournements des deniers publics vers Dubaï, l’île Maurice et autres paradis fiscaux, des abus divers et des braderies honteuses des périmètres miniers…Arrêtez les tambours ! Les proches parents du chef de la Transition lui-même n’est pas à l’abri des pires accusations. Est-ce que ce n’est pas un peu le ricochet calculé recherché par ces démarches équivoques provoqué par un esprit mesquin destinées à dresser les médias contre des concurrents potentiels ? Quoi qu’il en soit, le mal est fait et le mécanisme des ripostes proportionnelles est enclenché. Il est évident que dans leur ignorance cancre, la majorité de ces politicards élus dans des conditions pas très honorables du clientélisme pervers et cupide ne savent même pas ce que veut dire ce proverbe du XIVème souvent employé notamment sous la forme : "Il n'est pire eau que celle qui dort.". Ils s’imaginent bêtement qu’eux aussi, ils ne seront pas emportés par le vent de la tempête qu’ils ont provoqué. La mauvaise gouvernance que tout le monde espérait écarter du quotidien politique de ce pays, ne date pas seulement d’aujourd’hui. Elle est la suite logique des tares amassées au cours d’une période extraconstitutionnelle. Tant qu’on fasse obstruction à la volonté de reconnaître la Vérité et les   vérités cachées du passé en créant des écrans de fumée comme il fait ce parlementaire, le pays aura toujours droit à des dépêches d’agence du genre balancées ce dimanche 2 juillet 2017 par Laetitia Bezain dans RFI « Madagascar regorge d’espèces endémiques animales et végétales, mais aussi d’un sous-sol riche en métaux précieux. Une richesse qui suscite l’intérêt de trafiquants en tout genre. Tortues, or, vanille, bois de rose, mais aussi stupéfiants sont interceptés aux ports et aux aéroports de la Grande Ile. Cette semaine, 370 tortues étoilées, une espèce protégée et endémique de Madagascar et 4 kilos d’or ont été interceptés à l’aéroport Ivato, l’aéroport de la capitale. » La raison est toute simple, l’impunité de fait reste et demeure d’actualité après les combines institutionnalisée du temps de Christine Razanamahasoa à la tête d’un ministère de la Justice au service et à la botte de Norbert Lala Ratsirahonana le grand mentor et gourou de l’époque…