SENTINELLE: Actes citoyens à vos marques !!!

Il était temps de nous ressaisir, il était temps d’en finir avec notre indifférence. Balayons tous devant nos portes car il ne s’agit plus d’attendre après des hypothétiques aides gouvernementales ou étrangères pour le faire. L’ampleur des dégâts environnementaux, culturels et moraux nous tue à petits feux. Madagascar a besoin de ses filles et fils pour renaître de ses cendres. Sur la côte ouest en l’occurrence dans la banlieue de Mahajanga, une impulsion sociétale a été donnée dans le but de participer à la renaissance de notre pays sous forme d’entraide. Cela s’est passé à Amborovy comprenant 7 kms de piste et 5 kms de plage. C’est-à-dire que la zone s’étalant du Grand Pavois jusqu’à Maroala a été le théâtre d’une action citoyenne qui a mobilisé près de 500 riverains le 19 et 20 avril 2017. Cette mobilisation massive avait pour but de nettoyer l’environnement des différents déchets et détritus de tous genres. Cette coopération impliquant plusieurs forces synergiques a mis à bas plusieurs tonnes de ces derniers. Les résultats furent spectaculaires en termes de salubrité et de dynamique sociale retrouvées. Le plus encourageant dans tout cela est que la population en redemande. Cela signifie simplement qu’elle est et sera partie prenante dans la rédemption de leur bel environnement. En fait, cela ne nécessite qu’une volonté réelle de quelques personnes convaincues pour impulser ce mouvement populaire d’un autre genre.

Cette action citoyenne retrouvée dans la grande île, ainsi que d’autres qui n’ont pas eu la chance d’être citées sur nos colonnes, méritent d’être reconnues et louées par nos gouvernants. Ce fait exemplaire peut être récupéré par l’Etat pour créer une émulation sur toute l’étendue du territoire malgache. Eh oui, cette dynamique sociétale qui doit se faire dans le temps et dans la durée aurait dû être le fait de gens charismatiques tels les élus maires et députés. Mais ces derniers ne s’attelant pas vraiment à ce qui devrait être leurs missions, ont priorisé leurs préoccupations de survie.

Après cette performance collective d’un peuple qui s’était enlisé dans les méandres de l’indifférence, nous ne saurons nous taire et nous crions haut et fort qu’ « on peut si on veut ». Et nous savons tous que ce mode de gestion ne nous est pas étranger car il est la réplique même des attributions du « fokonolona » qui a perdu son aura depuis quelques temps. Ce mode opératoire en revenant en force et en vigueur peut encore sauver le pays de la déchéance certaine à laquelle elle est exposée si chaque Malgache n’y met son petit grain d’acte citoyen. Pour que ce dernier se fasse, les Malgaches tombés dans la léthargie a besoin d’un gouvernement créatif qui puisse les secouer, les motiver pour qu’ils se donnent avec conviction dans des réalisations collectives d’utilité publique.

Cette motivation peut être obtenue par l’octroi de financements gouvernementaux qui seront accordés aux quartiers méritants de par les mesures effectives qu’ils ont prises pour améliorer le mieux vivre ensemble. Des concours peuvent être organisés, opposant chaque zone correspondant à la tutelle d’un député et d’un maire pour s’enquérir de visu de leurs activités dans leur zone d’influence. Les résultats seront largement diffusés, et décideront de l’avenir des élus les moins performants de leur circonscription administrative. Une obligation de résultats sera donc demandée à nos élus, car périodiquement ils seront évalués par rapport aux prestations de leurs homologues. En cas de résultats nettement insuffisants plaçant leur zone de tutelle parmi les derniers du concours, on pourra ouvrir un empêchement administratif pour ces concernés, car l’importance de la subvention qui leur sera octroyée dépendra de leurs compétences et de leurs capacités de gestionnaires ainsi que de leurs aptitudes à dynamiser les habitants de leurs contrées.

Avec ces nouvelles mesures, on aura fini avec les privilèges non justifiés, avec ces comportements d’enfants gâtés qui n’ont de compte à rendre envers ses administrés. Le peuple en a marre d’être les jouets sinon les otages d’une oligarchie qui elle-même n’a plus de respect pour autrui…

Max Randriantefy

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