Lutte contre les trafics: Aucun soutien du gouvernement
Etant donné que les chiffres officiels de l’année 2011 en matière de trafics de ressources naturelles s’élèvent à un niveau jamais enregistré, les trafics continuent encore. Les rapports de la gendarmerie ainsi que la douane ne font que justifier cette affirmation. « Malgré la détermination des sociétés civiles dans la lutte contre les trafics, elles ne reçoivent aucun soutien du gouvernement. Et même si des investigations sont menées, aucune poursuite judiciaire de la part du gouvernement n’est d’actualité », affirme le président du Conseil d’Administration de l’Alliance Voahary Gasy (AVG), Ndranto Razakamanarina. La raison est simple d’après ses explications : « la demande ne cesse d’augmenter et à Madagascar, on peut affirmer que le prix défie toute concurrence en raison de 40 fois moins cher qu’à l’étranger ». La corruption persiste et la pauvreté constitue aussi une barrière dans la lutte contre les trafics des ressources naturelles qu’il s’agisse de bois précieux, de pierres précieuses, des animaux ou autres. En tout cas, Ndranto Razakamanarina a rassuré que la société civile qui accorde une telle importance pour une bonne gestion des ressources naturelles travaille avec la gendarmerie nationale, le ministère de la Justice, le ministère de l’Environnement ainsi que le Bianco pour plus d’efficacité dans ce qu’elle entreprend.
Annie N.