Forêts: Vers une meilleure gouvernance
La superficie forestière de Madagascar est estimée à près de 12 millions d’hectares, dont le rythme moyen de déforestation est de plus de 0,5 pour cent. Or, la plupart des textes législatifs et réglementaires qui régissent le secteur forestier datent de la fin des années 1990, au mieux du début des années 2000, et ne correspondent plus aux exigences actuelles du secteur. Le projet avait pour but d’aider le Gouvernement à élaborer un code forestier, jusqu’alors inexistant, et à réviser la politique des forêts du pays, de façon à disposer de référents clairs, précis et cohérents pour guider l’action publique.
Dans ce sens, la FAO indique au titre des réalisations qu’après de larges consultations impliquant tous les acteurs du secteur, les propositions de nouvelle Politique forestière et du premier Code forestier malgache ont été rédigées et remises entre les mains du Gouvernement. Quarante agents d’organisations gouvernementales et non gouvernementales ont en outre été formés aux nouvelles règles, afin de pouvoir sensibiliser par la suite les acteurs au nouveau code et à la nouvelle politique.
Pour ce qui est de l’impact, la même source fait état que l’amélioration de la gouvernance du secteur des forêts et des bois à Madagascar protégera cette richesse de ressources et de biodiversité, tout en permettant une gestion raisonnée qui contribuera à lutter contre la pauvreté.
Faut-il rappeler que la FAO en tant que donateur a contribué à hauteur de 366000 USD.
Les partenaires sont constitués par le Ministère de l’environnement, de l’écologie et des forêts (MEEF), le Laboratoire de recherche appliquée de l’École supérieure des sciences agronomiques et le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité. Et les bénéficiaires formés par les institutions publiques impliquées dans la gouvernance du secteur, au premier rang desquelles la Direction générale des forêts du MEEF; les acteurs forestiers, le secteur privé, la société civile en général et les populations rurales, dont les femmes en particulier.