Economie dépendante: Le manque de volonté politique persiste

Les dirigeants sont incapables de mener une politique d’indépendance financière, tout comme ils n’ont aucune stratégie efficace pour ne plus dépendre des aides extérieures. Car s’il faut compter sur la progression anémique des recettes fiscales et la formalisation au compte-gouttes de l’économie informelle, l’Etat devra mettre plusieurs décennies pour remplir sa caisse. Le pays ne peut pas non plus s’appuyer sur les recettes non fiscales dont notamment les dividendes des entreprises à participation de l’Etat. Ce dernier n’a pas la volonté politique de redresser ses sociétés à l’instar de la Jirama qui s’enlise dans des crises à répétition et interminables. Jusqu’ici donc, la croissance et le développement dépendent des bailleurs de fonds. Or, Madagascar ne figure pas dans les priorités de ces derniers si on se réfère à l’étude de l’OCDE. Les dirigeants devraient ainsi chercher d’autres voies et des moyens pour y remédier ou améliorer du moins l’image du pays pour séduire les bailleurs. Mais alors, ils préfèrent plutôt faciliter leurs tâches, ils ne font que signer des accords voire des contrats sans savoir mettre en exergue s’avère nécessaire pour ne pas subir de pression ou de vision imposée venant de la communauté internationale.

L’on constate alors qu’on n’aboutit vraiment à rien sans bailleurs de fonds, les investisseurs. Et même pour réaliser les actions simples, on attend souvent dire que l’attente de l’approbation de la communauté internationale est importante et décisive pour tout projet.

Malalanirina

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