Dette extérieure: Quid des critères préalablement établis ?
Pour le financement externe du budget de l’Etat, le Gouvernement négociera davantage des subventions ou contractera des emprunts à des conditions hautement ou semi concessionnelles en vue du respect des critères de viabilité de la dette. Une gestion prudente du volume de l’endettement intérieur sera entreprise tout en poursuivant l’identification et les apurements des arriérés dans la perspective d’améliorer la situation de trésorerie et de stimuler les investissements des entreprises.
Le pays ne s’endette qu’à des conditions hautement ou semi-concessionnelles de manière à préserver la soutenabilité de la dette extérieure basée sur des critères préalablement établis et éviter l’accumulation de nouveaux arriérés de paiements. La dette extérieure contractée doit comporter un élément don supérieur ou égal à 35,0% (dette hautement concessionnelle) ou à la limite entre 20,0% et 35,0% (dette semi-concessionnelle). Le principal enjeu est d’éviter les problèmes de liquidité à court terme ou de solvabilité à moyen et à long termes tout en assurant le financement du développement.
En sus des ressources propres, l’accroissement prévu des investissements publics (7,9% du PIB en 2017 ; 9,8% en 2019 et 10,5% en 2019) génèrera un processus d’endettement issu du financement des projets prioritaires présentés lors de la conférence de Paris au début du mois de décembre 2016.
L’objectif est de libérer les potentialités disponibles pour raffermir la base d’une croissance forte et inclusive : énergies renouvelables, infrastructures de désenclavement, amélioration du système éducatif et sanitaire, élargissement du système de protection sociale, etc.