Vatovavy Fitovinany : une Région mal lotie
Les districts de Manakara et de Mananjary restent les plus peuplés de la région Vatovavy Fitovinany avec près de 1/2 de la population régionale. Ceci traduit l’existence de deux grands centres urbains au niveau de la région que sont les villes de Manakara et de Mananjary.
Plus, selon les informations publiées par la Cellule de Prévention et Gestion d’Urgence de la Primature et SOMEAH Groupe Artelia, il est indiqué que la population de la région Vatovavy Fitovinany dans leur grande majorité est agricole. En effet, 84% d’entre eux pratique l’agriculture et 7,5% travaille dans l’industrie manufacturière et artisanat.
Moins de 1% de la population travaille dans le Bâtiment et Travaux Publics. Enfin, seul 0.21% de la population travaille dans le secteur Santé et Action Sociale. Ceci traduit le manque de mains d’œuvres qualifiés en termes de travaux de construction et d’intervenants en cas de crise due aux intempéries.
La région Vatovavy Fitovinany est l’une des rares régions de Madagascar à disposer d’un système de transport multi-modèle, complet en termes d’infrastructures mais si son utilisation est actuellement restreinte.
En effet, la région dispose d’un réseau routier composé de route nationale, provinciale et autre route ; d’un réseau ferré d’une longueur de 163 km, reliant Fianarantsoa à Manakara ; d’un réseau fluvial, qui est le Canal des Pangalanes, l’un des cours d’eau navigables de Madagascar ; d’un réseau aérien dont le principal aéroport est celui de Mananjary, capable de recevoir un Boeing 737 et des aérodromes secondaires (Manakara et Nosy Varika) ; et d’un réseau maritime desservant les deux ports de cabotage principaux de la région qui sont Manakara et Mananjary.
Malgré la présence de ces infrastructures, il est noté que leur utilisation effective et surtout servant la population laisse à désirer et que le moyen le plus usité par l’ensemble de la population reste le transport terrestre (Routes, chemins de fer).
Dans cette triste situation, 18 communes ne disposent pas encore de formations sanitaires publiques. Les autres communes ont au moins un centre sanitaire public qui sont pour la plupart gérés soit par un médecin soit par des paramédicaux.
En termes de couverture, on peut dire que la région est mal lotie en termes de couverture sanitaire surtout au niveau des communes difficiles d’accès (District de Ifanadiana e Ikongo).