Éducation : Un budget maigre

L’éducation et la santé devraient faire partie des priorités des priorités si le pays veut sortir de la pauvreté. Cependant, le budget octroyé au secteur de l’éducation demeure très modeste. L’organisation de la société civile, le CCOC blâme que la part de l’éducation dans le budget est faible par rapport à celle des pays voisins. L’Institut national de la statistique (INSTAT) montre que le revenu des moins instruits est nettement inférieur à celui des plus instruits. Des analystes du secteur remarquent également que les enfants ayant terminé le collège disposent relativement d’outils pour devenir des bons citoyens : ils savent comment planifier les naissances, améliorer leur revenu, rentabiliser leurs investissements. Le CCOC rappelle toutefois que l’accès à l’éducation est un droit garanti par la Constitution. Mais de nombreux enfants et jeunes malagasy ne jouissent pas de ce droit fondamental. La faiblesse du pouvoir d’achat des parents en est la principale raison. Elle enferme les enfants et jeunes concernés dans le cercle vicieux de la pauvreté. L’éducation demeure un des leviers de développement que l’on veule ou non. Cependant, ce secteur reste comme un maillon faible à Madagascar. Il faut tenir en compte que le niveau d’instruction conditionne celui du revenu, selon l’INSTAT. Or, 32% des chefs de ménage sont sans instruction, d’après l’Enquête périodique auprès des ménages (EPM 2010). Et ce n’est pas la mauvaise qualité, ni le système inadéquat de l’enseignement qui vont améliorer la situation. Nombreux sont les enfants qui n’auront pas les chances de percevoir, plus tard dans leur vie active un revenu à même de ne pas les enfermer dans le cercle vicieux de la pauvreté. Plus de 90% des élèves sont issus des 40% les plus riches des ménages, d’après les données officielles. Ce qui signifie que les enfants des plus pauvres et des moins pauvres mais toujours classés dans la catégorie des pauvres, sont condamnés à demeurer dans la pauvreté. Le PSE estime que: « Les ménages contribuent de façon non négligeable à l’effort national pour l’éducation : on estime qu’ils supportent 40% des dépenses courantes nationales d’éducation. Ce pourcentage est en hausse constante depuis 2004 où il se situait à 34%. Ces dépenses vont majoritairement en direction de l’enseignement primaire (54%) et du collège (25%) ». Alors en attendant la réelle réforme voire le développement dans le domaine de l’éducation, les ménages devraient s’investir plus pour financer le système éducatif.

Malalanirina