Lutte contre la corruption : Le Comité s’inquiète
Tout en se félicitant des mesures législatives prises par l’État partie pour lutter contre la corruption et du recrutement, ces dernières années, de nouveaux magistrats et agents de police, le Comité des droits de l’homme des Nations Unies constate avec préoccupation que la corruption est encore assez répandue dans les milieux politiques, dans la magistrature et dans les autorités de police sur le territoire de l’État partie. Il s’inquiète de ce qu’un tel phénomène mine le processus de réconciliation nationale ; perpétue le sentiment de défiance des citoyens malgaches à l’égard des institutions de l’État partie ; et favorise l’impunité de certains auteurs de violations des droits de l’homme (art. 2, 14, 25 et 26). Aussi, d’après le Comité, l’État partie devrait-il veiller strictement au respect du principe de séparation des pouvoirs et redoubler d’efforts dans sa lutte contre la corruption et l’impunité qui y est associée ; accélérer le processus de mise en place de la Haute Cour de justice afin de garantir de manière effective l’indépendance et l’impartialité de la justice ; poursuivre ses efforts de recrutement et de formation de nouveaux magistrats et agents de police, selon des critères de grande transparence, de professionnalisme et d’honnêteté ; veiller à ce que les mécanismes de contrôle des affaires publiques, y compris le Bureau indépendant anticorruption, soient effectifs et efficaces ; et garantir que l’ensemble des affaires de corruption fassent l’objet d’enquêtes, de mesures disciplinaires et, au besoin, de sanctions judiciaires adéquates.