Shopping à Londres : Toujours Rabary-Njaka !
A Paris comme à Londres, c’est toujours Henry Rabary-Njaka qui s’occupe du shopping de la Première dame. En tout cas, la récente nomination au poste de ministre des Affaires étrangères met en valeur l’extrême pauvreté du personnel du parti HVM et du régime Rajaonarimampianina en général.
Avocat à Paris et proche de Hery Rajaonarimampianina (qui en a fait son directeur de cabinet), Henry Rabary-Njaka avait été nommé président du conseil d’administration d’Air Madagascar et avocat-conseil de cette même compagnie. Il a mis à profit son poste pour faire de la compagnie aérienne une véritable vache à lait, quand on songe aux achats d’avions qui lui ont procuré de grosses commissions, ou à ses honoraires astronomiques d’avocat-conseil qui ont siphonné les caisses de la compagnie. On ne notera pas ses grossières erreurs de jugement qui ont coûté cher à la compagnie, par exemple dans le choix des types d’avion achetés ou loués. Ou ses initiatives multiples mais infructueuses pour sortir Air Madagascar de l’annexe B.
On parle actuellement des dettes énormes d’Air Madagascar qui doivent bientôt être payées par l’Etat malgache. Henry Rabary-Njaka est pour quelque chose dans ce montant faramineux (environ 90 millions de dollars), mais aussi dans la situation financière désastreuse de la compagnie car sa sotte intransigeance a prolongé outre mesure la grève d’Air Madagascar de 2014-2015. En tout cas, l’homme doit sa nomination chez Air Madagascar au fait qu’il a été un pilote et un dirigeant d’aéroclub à Toussus-Le-Noble (région parisienne). Une qualification bien mince, estime-t-on, pour un poste aussi stratégique… Ecarté pour incompétence de ses fonctions de directeur de cabinet du président Hery Rajaonarimampianina et de PCA d’Air Madagascar, l’homme aujourd’hui est repêché et devient ministre des Affaires étrangères. Quelle est la raison de ce retour providentiel ? Probablement le maigre effectif du personnel qualifié qui entoure le chef de l’Etat, et qui oblige ce dernier à reprendre ceux qu’il a déjà vomis…
Premier acte diplomatique de Henry Rabary-Njaka comme chef de la diplomatie malgache : la réouverture de notre ambassade de Londres qui ne s’imposait pas, d’abord à cause de son absence de rentabilité (faible niveau des activités mais frais de fonctionnement considérables). Ensuite, car la Grande-Bretagne en raison du Brexit est en butte à mille difficultés économiques et ne constitue pas une opportunité. Dans un article récent, nous avons avancé comme motif possible de cette absurde réouverture, le fait suivant : Londres étant une autre capitale de la mode, on y aménage un point de chute pour la Première dame dont le passe-temps favori est le shopping. Nous ne croyons pas si bien dire car, par le passé, Henry Rabary-Njaka a déjà rendu un fier service à Voahangy Rajaonarimampianina lors d’un mémorable shopping à Paris. Fin décembre 2014 en effet, l’épouse du chef de l’Etat en shopping à Paris s’y est attardée et ne pouvait rentrer avant le réveillon et la cérémonie de vœux. On procéda ainsi pour la rapatrier d’urgence : le Boeing d’Air Madagascar de Tana-Marseille-Tana fut détourné et la ligne s’est muée en Tana-Marseille-Paris-Tana. On n’évoquera pas l’énorme désagrément subi par les passagers, ni les gros frais supplémentaires infligés à Air Madagascar. Les auteurs de ce bouleversement de planning de vol ? Henry Rabary-Njaka, PCA d’Air Madagascar et Hery Rajaonarimampianina (dont il était alors le directeur de cabinet) qui a approuvé le montage. Ces deux complices, incarnations d’un régime voué au profit personnel, sont actuellement à Londres probablement pour aménager le point de chute de la Première Dame. Comme Hery Rajaonarimampianina a l’habitude d’accorder deux fonctions à Henry Rabary-Njaka, ce dernier, en sus d’être ministre des Affaires étrangères, est certainement conseiller ès-shopping à la Présidence de la République. Voici la réaction des Anglais, s’ils apprenaient l’existence à Londres d’une ambassade consacrée au shopping : « Shocking ! ».
Adelson RAZAFY
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