Commerce international : Infractions douanières omniprésentes
Les échanges commerciaux internationaux se développent au fil du temps et les infractions douanières se développent en parallèle en raison de la corruption qui est devenue une pratique banale. Il faut donc se montrer vigilant face à cela et renforcer la lutte contre la corruption et les infractions douanières. Dans cette optique, un atelier sur le règlement du contentieux répressif douanier s’est tenu à l’Ecole Normale de la Magistrature et des Greffes (ENMG) hier organisé par la Direction Générale des Douanes en collaboration avec le Ministère de la Justice. Il faut noter que les infractions douanières sont poursuivies par la douane, soit par voie transactionnelle, soit par voie judiciaire. L’atelier s’est tenu en présence des employés de la douane et de la justice afin de coordonner les actions de ces dernières pour atteindre une meilleure performance dans la lutte contre les trafics illicites et la corruption. Actuellement, les infractions douanières sont omniprésentes et les cas de trafics illicites de ressources naturelles (bois de rose, tortues…) et autres en sont la preuve vivante. La nécessité d’améliorer la lutte contre les trafics illicites est un besoin vital pour le développement, car ces pratiques entraînent des manques à gagner consistants pour l’Etat à hauteur de 30 milliards d’ariary, affirme Eric Narivony Rabenja, Directeur Général de la douane lors de cet atelier. Il faut donc agir en vue de l’amélioration de la lutte d’où l’étroite collaboration entre la douane et la justice dans la tenue de cet atelier qui en est déjà à sa deuxième édition. Le but consiste à chercher la contribution de chacun, quitte à modifier les textes en vigueur s’il le faut.
Jean Riana