Aéroport de Maroantsetra : La faute à l’ACM !
Non l’Adema et son équipe de football n’ont rien à voir avec la fermeture de fait de l’aéroport de Maroantsetra. “En réalité, la faute revient à l’ACM”(aviation civile de Madagascar), nous précisent des spécialistes du secteur.
D’après les explications, l’Adema est effectivement en charge de l’aéroport de Maroantsetra aujourd’hui. Mais cela ne date officiellement que du mois de février à partir duquel l’Adema est devenue délégataire des 44 aéroports du pays si elle était gestionnaire des 12 principaux aéroports de Madagascar depuis sa création.
Maroantsetra ne figurait pas parmi ces 12 aéroports. Cet aéroport et les autres infrastructures de la même taille sinon moindre relevait de l’ACM. Ce n’est qu’après avoir donné en concession les aéroports d’Ivato et de Nosy-be au consortium ADP que l’Etat s’est résolu à déléguer les 44 aéroports restants afin de faire taire les critiques contre la mise en concession des 2 plus gros aéroports du pays que nombreux dont les agents d’Adema assimilaient à l’assassinat de leur entreprise.
Concrètement, ajoutent nos interlocuteurs, ce transfert n’est pas encore effectif pour la simple et bonne raison que l’ACM n’a pas transféré à l’Adema les fonds récoltes sur les redevances en vue justement de développer les aéroports secondaires comme Maroantsetra, Maintinarno ou encore Tsiroanomandidy. Six mois après, pourquoi l’ACM ne transfère toujours pas ces fonds à
Adema?
Toujours est-il que selon ces spécialistes, la question qui doit se poser est de savoir ce qu’a fait l’ACM des fonds qu’elle a collectés. “L’aéroport de Maroantsetra est la preuve qu’aucun entretien n’y a été fait et que les matériels de sécurité demeurent archaïques”. Qu’a donc fait le DG de l’ACM, James Andrianalisoa, depuis sa nomination en 2014 pour que Maroantsetra soit aujourd’hui abandonnée par Air Madagascar?
Nos interlocuteurs excluent l’annexe B pour lequel James Andrianalisoa et Henry Rabary-Njaka ont travaillé sans succès pour Air Madagascar au tarif nationaliste (sic) de 900 euros homme jour. D’après eux, le peu qu’on a fait pour sortir de cette sanction qui n’aurait d’ailleurs pu se faire sans la pression de la francophonie, ne peut expliquer la dégradation de l’aéroport de Maroantsetra qui est pourtant l’un des rares aéroports secondaires desservis par la compagnie aérienne et à très forte potentialité avec la vanille et le girofle.
Bref, si Air Madagascar a décidé de suspendre ses vols sur Maroantsetra, c’est donc à cause de l’ACM et non de l’Adema et son …. équipe de football. En plus clair, c’est contre l’ACM et son D.G James Andrianalisoa que Maroantsetra doit se retourner si la localité et ses habitants ne sont plus desservis par Air Madagascar.
Difficile cependant de croire que Maroantsetra puisse batailler avec succès contre celui que les agents d’Air Madagascar ont accusé de fossoyeur de leur compagnie lors de leur grève en juin 2015. Avec cette affaire qui montre combien la tâche est ardue sinon impossible pour Adema avec ses 44 aéroports et sans les juteux aeroports d’Ivato et de Nosy-be, un mouvement social n’est pas à exclure contre la patate chaude de James Andrianalisoa. Celui-là même qui à la droite du chef de l’Etat est tout simplement intouchable comme son compagnon Henry Rabary-Njaka avec lequel il fait équipe. Une équipe avec laquelle le président Rajaonarimampianina et le HVM ne pourraient gagner.
Sa