L’Isalo brûle : Les militaires paressent…

Le régime recrute actuellement un nombre très important de militaires, de gendarmes et de policiers . Probablement pour atteindre le ratio en cours dans les pays développés et espérer ainsi éradiquer l’insécurité. Grossière erreur de jugement et manque flagrant de vision dont ce régime est coutumier. En effet, l’effectif est en forte croissance, mais l’insécurité progresse en proportion. En fait, comme les salaires sont élevés ( et donc attractifs) dans les corps en uniforme, les gros bonnets du régime usent de ces recrutements pour placer leurs rejetons, leurs frères, leurs neveux, etc.

On a affaire à un pouvoir qui donne la priorité au népotisme, au favoritisme ethnique et au clientélisme politique. En tout cas, les militaires et policiers, actuellement en surnombre, paressent et se tournent les pouces dans les casernes (ils ont environ 30 000 actuellement). Car leur seule mission est de casser les manifs de rue. Et comme il n’y en a pratiquement pas pour cause de totalitarisme, le pays paie à ne rien faire un effectif très important d’hommes et de femmes en uniforme. Il faut songer à les employer afin qu’ils soient utiles au pays et non au seul régime.

Par exemple en leur confiant des missions de défense civile. Vers le milieu de cette semaine, l’Isalo a brûlé pendant plusieurs jours, mais personne du côté du régime n’est venu éteindre les flammes. Et cela, malgré les appels au secours des professionnels du tourisme de cette région. Pour que les militaires ne soient pas un boulet pour la nation, il faut les ouvrir à la protection civile. C’est-à-dire utiliser leurs bras pour sauver des vies dans les catastrophes et calamités (cyclones, incendies…), exploiter leur savoir pour alphabétiser ou instruire dans les campagnes, ou organiser les cordons sanitaires lors des épidémies et pandémies etc. Mais on semble connaître la réaction du régime face à cette suggestion : la réélection en 2018 pouvant provoquer des mouvements de rue, pas un seul militaire ne doit être enlevé à la tâche de répression…

A.R.

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