Hery Rajaonarimampianina : Le même blabla ..

Interrogé par les journalistes, à New York, sur les Iles Eparses, Hery Rajaonarimampianina, plutôt agacé, a donné la réponse suivante : « Ces îles n’ont pas été évoquées ici car des discussions sont actuellement en cours avec les Français. Je conduis une vraie stratégie diplomatique pour régler la question. D’ailleurs, en ce qui concerne la résolution de 1979, je m’étonne que mes prédécesseurs n’aient pas agi pour sa concrétisation. J’ai été le premier à relancer la question lors de ma rencontre avec François Hollande. Et je me suis entendu avec Emmanuel Macron pour en parler… ».

Les prédécesseurs ont quand même traité de l’affaire, quand on pense à un document du 21 décembre 2002, signé lors d’une visite du président Marc Ravalomanana à l’île Maurice. Dans le texte, les deux gouvernements conviennent de ceci : l’île Maurice appuie la revendication malgache sur les Iles Eparses et en retour, la partie malgache soutient les réclamations mauriciennes concernant l’île de Tromelin. Pourquoi Hery Rajaonarimampianina est « le premier » à relancer la question des Iles Eparses ? C’est parce que hôte de l’émission «L’invité du Zomà » de Tv Plus le 9 mai 2014, il a déclaré vouloir discuter de la « cogestion » des Iles Eparses avec les Français. Le mot cogestion suggérant que la possession des îles serait laissée aux Français, l’affirmation a révolté les nationalistes et même l’opinion publique. D’où une vive pression pour inciter Hery Rajaonarimampianina à réclamer la restitution des Iles Eparses. Si les prédécesseurs n’ont pas provoqué le courroux du public et n’ont pas été bousculés de la même façon, c’est parce qu’ils n’ont pas commis une telle imprudence de langage.

En tout cas, la « stratégie diplomatique » (souterraine ?) relève du sempiternel blabla de Hery Rajaonarimampianina sur le sujet. Et cela, pour dissimuler le vide ou la vacuité des discussions avec la partie française. Notons que Hery Rajaonarimampianina ayant été reçu en audience par Emmanuel Macron à l’Elysée en juin dernier, les deux parties ont convenu du fait suivant : une commission mixte serait mise sur pied pour se pencher sur la question et fournir des orientations pour résoudre le différend. Pas un seul membre de cette commission n’a été désigné jusqu’à maintenant. Pourquoi engager une stratégie souterraine alors que cette commission mixte est la voie royale pour régler l’affaire ?

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