Publié le 24 septembre 2019
Une note de service du Ministère de l’Enseignement Supérieur fait des vagues auprès des étudiants à propos de l’uniformisation du calendrier universitaire et de la fermeture des cités universitaires. Si les explications du Secrétaire général et la fermeté avec laquelle l’information est parvenue auprès des étudiants laissent penser qu’une révolution va se produire dans les Universités. Les étudiants se demandent si les responsables connaissent réellement la vie dans les universités de manière générale, s’ils ont évolué au sein des Universités à Madagascar ou s’ils sont ailleurs. Des étudiants en Médecine à Antananarivo avancent qu’ils passent des examens dans les salles de la Faculté DEGS faute de salles, des étudiants en Gestion disent qu’ils n’ont pas cours car leurs salles sont occupées par les étudiants en médecine ; dans de telles conditions de manque flagrant d’infrastructures, comment songer à un calendrier uniforme quand des cours s’arrêtent quand d’autres passent des examens? A moins que des nouvelles salles de cours et des amphithéâtres pour toutes les facultés de toutes les Universités émergent de terre avant la prochaine rentrée universitaire qui doit débuter en mars 2020. Cela explique également l’opération kamikaze laquelle sera la fermeture des cités universitaires pendant les vacances vu que les vacances ne sont pas les mêmes dans les Facultés ni dans les Universités pour les mêmes raisons. Effectivement les conditions dans lesquelles les étudiants logent dans les Cités universitaires dans toutes les Universités sont indignes.
Les résidents des Cités d’Antsiranana ou de Toliara ainsi que d’autres provinces dont Antananarivo s’entassent à plusieurs dans un cagibi et ils ont du mérite pour réussir leurs études dans de telles conditions. La majorité sont des vrais étudiants si certains résidents ne le sont plus et c’est là que l’assainissement doit se faire. Vu que le calendrier universitaire n’est pas uniforme, entre autres pour cause de manque d’infrastructures, certains des résidents de cités universitaires seront donc dans la rue quand ils devront passer les examens puisque les cités universitaires seront fermées. Ne fallait-il pas mesurer le contexte et tous les problèmes, les résoudre par ordre de priorité, remplir les conditions nécessaires pour mettre en œuvre cet assainissement qui est salutaire avant de sortir cette fameuse note ? L’entourage de la Ministre de l’Enseignement Supérieur œuvre-t-il en lui jetant des peaux de bananes par méconnaissance des réalités universitaires à Madagascar ? Entre un Secrétaire Général qui était au SAMIFIN et un Directeur enseignant dans une Université française à Perpignan, on se demande s’ils connaissent le vécu au quotidien des étudiants à Madagascar et des résidents des Cités Universitaires sans compter les murmures des enseignants des différentes Universités.
D.R.