Publié le 18 octobre 2019
Trop d’incartades ont eu lieu ces derniers temps au niveau des exploitations abusives des décisions judiciaires au profit de quelques opérateurs requins et des véritables affairistes. Ces spécialistes des acrobaties procédurières et commerciales accomplies dans l’illégalité totale en ont tiré des avantages et des sommes inimaginables. Comme nous l’avons déjà dénoncé dans nos colonnes ils profitent «des flottements provoqués par l’alternance qui se préparait et le tâtonnement de la succession qui s’installe, tous les affairistes et combinards parviennent à extorquer les signatures sur les décisions les plus farfelues et inimaginables sur des dossiers foireux.» Aux dernières nouvelles le fameux MOZiZ qui a toujours fait parler de lui en plusieurs occasions à partir d’affaires foireuses et de combines qui relèvent du banditisme en col blanc. Une fois c’est dans le secteur foncier et immobilier qu’il sévit en spoliant purement et simplement des propriétaires qui n’arrivent à gagner gain de cause devant la force de ses influentes relations devant les autorités administratives et judiciaires.
Plusieurs fois la presse locale a déjà fait état des méfaits de cet individu «qui est coutumier du fait et réputé pour être aussi belliqueux que violent dans le microcosme tamatavien.(…) Ayant la double nationalité malgache et française, on lui prête l’intention de se faire évacuer à La Réunion pour ne pas répondre de ses actes devant la justice.» Mais avec la réussite de ses récentes démarches pour se faire payer la mirobolante somme de 175 milliards de FMG, MOZIZ peut s’inscrire dans le Livre des Records. A l’origine de ce véritable acte de banditisme réalisé à partir d’une fausse déclaration sur des marchandises fictives exportées à l’étranger. Ayant fait croire, par on ne sait trop par quel astuce à partir de l’embarquement de quelques conteneurs de girofle en tant que soi-disant exportateur, ce karana a réussi à faire constater par le destinataire au port de Dubaï qu’au lieu et place des clos de girofle les conteneurs n’étaient chargés de plusieurs sacs de sable. Réexpédiés au port de Toamasina les conteneurs litigieux refusés par le partenaire qui se sentait trompé, les conteneurs ont été soumis aux constats prévus pour ce genre de situation. De fil en aiguille, se présentant en victime de manœuvres préjudiciables à son endroit, MOZIZ engage contre son assureur une procédure de remboursement qui au final de démarches judiciaires lui permettra de se voir dédommagé par La Compagnie d’Assurance NY HAVANA à hauteur de la somme astronomique de 175 milliards de FMG. Personne jusqu’à ce jour n’a osé mettre son nez dans ces affaires pour traîner ces individus devant les juges. Pourquoi ? C’est là tout le drame de notre système judiciaire… A noter que de telles pratiques qui finissent toujours ainsi à l’avantage des escrocs professionnels dans le temps avaient déjà permis à des auteurs d’ententes frauduleuses de s’enrichir injustement au détriment des compagnies d’assurances dans plusieurs ports de Madagascar. Certains importateurs malhonnêtes profitent d’une partie de denrées qu’ils déclarent comme avariées lors du débarquement pour faire constater par un huissier qu’il y a perte totale de la cargaison reçue. Pour ensuite trier les produits et ré ensacher les mêmes denrées pour le mettre sur le marché. Tout en prenant bien le soin de se faire rembourser par son assureur le montant de la totalité des marchandises dont il est destinataire. Et le tour est joué. Les services locaux du ministère du Commerce n’y voient que du feu ou ferment pratiquement les yeux la mise en vente des produits avariés. Il est rare que malgré la vigilance des policiers et des gendarmes, on arrive à éviter que le public s’approvisionne avec des produits qui ne sont plus consommables du tout.