La Gazette de la grande ile

L’histoire est têtue : Avec un Sénat en folie

Publié le 20 septembre 2020

Il n’est pas nécessaire de remonter eux mystifications et faits mal connus du temps de la monarchie pour réaliser que les historiens sont presque tous passés à côté des véritables réalités de l’Histoire de ce pays Il faut se pencher sur les vieux documents anciens des archives de ces scribes lettrés du temps jadis pour comprendre les causes des premières dispersions des habitants originels de la population actuel. Puis de la colonisation par la présence «étrangère sur le territoire de nos ancêtres communs jusqu’à l’ère républicaine sortie des moules étrangères, Madagascar a toujours vécu selon les analystes sous l’influence toujours latentes des forces de pressions hégémoniques tous avide de pouvoir maintenir une domination sur l’Avoir et l’Economie. Les enjeux de la récente élection présidentielle ont été la preuve concentrée flagrante de ces ambitions tactiques. Dans un «Décryptage » très lucide publié dans Le Point du 9.10.2018 Leslie Fauvel faisait état d’un «Duel de businessmen : un remake de 2009 ». Sous la plume d’un familier de ce genre de situation, un autre article affirme sans détour «L’élection de 2018 est considérée comme un test pour la consolidation de la démocratie à Madagascar.La campagne électorale, dominée par le thème du développement dans un pays qui affiche un taux d’extrême pauvreté de 76,2 % malgré ses richesses naturelles (or, saphir, bois de rose, vanille…) , s’est déroulée dans le calme. »

L’effet pervers et les dommages collatéraux de l’invasion de la Covid-19 au sein n de la population malgré les mesures prises avec une efficacité vérifiable, le nouveau président de la République fera l’objet de campagnes médiatiques partisanes orchestrées par les grands perdants de la course à la présidente qui a vu triomphé Andry Rajoelina. Désireuses de renouer avec une instabilité «ancrée génétiquement dans la population malgache» les ambitions mal refoulées des anciens dirigeants à la rancune tenace s’organisent ouvertement pour rendre la vie difficile au système en place. L’objectif de ces comploteurs qui ne disent pas leur nom serait remettre en selle l’un ou l’autre cheval boiteux de la classe politique actuelle. Sans beaucoup d’espoir si l’on en juge par le contexte ambiant, même si une certaine presse tente de faire croire le contraire en véhiculant des coups de semonces dialectiques véhéments à propos des récents joutes parlementaires qui finalement s’est terminé par le gain de cause de la majorité parlementaire de l’Assemblée nationale bien outillé pour gagner la première manche d’une élection sénatoriale perdue d’avance pour les sénateurs sortant des partis TIM et HVM. Il ne reste plus alors à Rivo Rakotovao le nostalgique de l’exercice accidentel d’une Présidence de la République par intérim en 2018 et ses choristes qui se cramponne désespérément aux strapontins d’un mandat qui prendra fin bientôt.

Ces sénateurs oublient tous que leur fixation aux avantages et au privilèges acquis pour un quinquennat ne les empêchent pas de respecter les termes de la Constitution et des lois en vigueur. Ils ont beau argumenter sur tous les tons à propos d’on ne sait plus quels jurididisme aggravé par une sens de la démocratie déformé par un aveuglement intellectuel crasse. Il n’ont même lus conscience de ces dérives scandaleux qui ont sérieusement entaché et salit la présidence inachevé de Marc le filou de 2002 à 2008 et du couple RAJAO et Voahangy qui ont fait la gorge chaude des « folklores » et accros des réseaux sociaux. Faut-il encore ressasser ici les abus de pouvoirs de ces personnages et leurs équipes qui ont barboté dans les caisses de l’Etat vendu à l’encan des kilomètres carrés du territoire nationale pour gonfler leurs comptes extérieurs cachés dans les paradis fiscaux. La vente tapageuse de la villa Elisabeth à on ne sait qui ? Les accaparements de propriétés foncières qui ont avaient pleuré les pauvres gens spoliés avec l’aval des ministres de l’époque tels que Rivo Rakotovao, Rolland (machin chose pour ne pas citer l’honorable nom de famille d’une personnalité hautement respectable) et tant d’autres. Ils avaient bradé des propriétés de l’Etat pour quelques épaisses liasses de billets de banques. D’un bout à l’autre du pays les domaines de l’Etat appartiennent presque maintenant à des acheteurs invisibles qui ne se manifestent que l’on constate avec une surprise indignée que des quartiers résidentiels sont sortis de terre alors que les natifs dorment à le belle étoile en majorité et n’ont que des taudis. Le comble c’est que de l’avis des experts l’obsession des prérogatives étatiques perdus souhaite une situation toujours complexe «héritée de chacune des pages mal tournées de l’Histoire » . Dommage ! Grand dommage surtout si les tenants du pouvoir ne s’aperçoivent pas du danger qui menace tout le pays.

Noël Razafilahy

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