Publié le 28 avril 2021
Lors du premier confinement, on avait assisté à un déséquilibre flagrant avec d’un côté, la fermeture de tous les petits commerces appartenant à des malgaches et d’un autre côté, l’ouverture des magasins de la grande distribution appartenant à des groupes français. Une telle injustice avait agacé de nombreux clients, commerçants et fournisseurs.
Primo, cette ségrégation apparaissait comme un aveu de faiblesse des autorités malgaches vis-à-vis des propriétaires étrangers des enseignes de la grande distribution. Il est inadmissible que les malgaches soient les seuls à payer les pots cassés, surtout lorsque l’on sait que le Coronavirus a été importé par des étrangers sur notre sol. Secundo, les magasins de la grande distribution qui attirent la foule sont un haut-lieu de la propagation du Coronavirus, en dépit du lavage de main au gel désinfectant à l’entrée. En effet, le manque d’aération et les files d’attente au rayon des viandes et aux caisses favorisent la transmission de la pandémie.
A présent, tous les commerçants, exceptés les petites épiceries de quartier, sont logés à la même enseigne. Tous vont subir une perte de chiffres d’affaires. Nul ne peut se réjouir de cette situation, mais au moins, l’injustice est réparée. D’une part, on assiste à un semblant d’égalité devant la règlementation. D’autre part, nos concitoyens, qui vivent au jour le jour, ont la possibilité d’acheter dans une petite épicerie de proximité un stylo, une bougie et un yaourt, ainsi qu’un peu d’huile, de charbon, de riz et de sucre.
Phil de Fer