Publié le 21 novembre 2022
Madagascar dispose depuis longtemps de mutuelles de santé au niveau communautaire, mais la couverture de ces derniers reste limitée. L’ensemble des mutuelles ne couvrent qu’une faible partie de la population et sont financées par les bailleurs de fonds, ou autofinancées par les cotisations variant de 10 à 40%. Le financement du système de santé a un impact majeur sur la capacité des individus d’accéder aux services de santé, sur le mode de paiement et la qualité des services.
L’accès aux soins de santé demeure très limité dans le pays. D’après le rapport du ministère de la Santé publique, seulement 10 % de la population malagasy bénéficient d’une protection financière santé. La défaillance totale du ministre de la Santé Publique, Zely Randriamanantany est pointée du doigt. Fondamentalement, le projet de loi vise à protéger les 90% de la population malagasy non encore couverts par une assurance en santé. Le projet de loi garantit à toute la population un paquet de services et soins de santé identiques. Mais on constate un échec total du ministre Zely Randriamanantany dans la concrétisation de la protection financière de santé.
Le ministère de la Santé publique collabore aujourd’hui avec les partenaires techniques et financiers (Organisation Internationale du Travail, Organisation Mondiale de la Santé, Fonds des Nations Unies pour l’enfance, la Banque mondiale) souhaitant dispenser les enseignements des expériences déjà menées en termes de protection financière à Madagascar et à l’étranger. Différents mécanismes de protection financière sont actuellement mis en œuvre, mais de façon fragmentée avec une faible couverture de la population. En outre, bien que différentes options techniques soient envisagées pour l’expansion de la protection financière, l’opérationnalisation à Madagascar reste à concrétiser.
À l’heure où Madagascar amorce sa transition vers l’établissement de la Couverture Santé Universelle (CSU), il est primordial d’identifier les contraintes et les opportunités inhérentes au système, dans le but d’aider l’accélération et la durabilité du progrès vers la CSU. Les réformes du système de financement de la santé pour la CSU peuvent avoir des effets bénéfiques sur la santé générale de la population et sur leur protection financière face aux risques de dépenses catastrophiques de santé. Néanmoins, ces réformes peuvent aussi avoir des conséquences négatives et accroître la pression fiscale sur le gouvernement.
Nina