La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE DE N. RAZAFILAHY

Publié le 25 novembre 2022

Dossiers brûlants : les affaires sans suite

Il y a exactement un demi-siècle, le 22 novembre 1963, selon les médias de l’époque « en visite officielle à Dallas, au Texas, le président américain John Fitzgerald Kennedy est abattu en pleine rue dans sa voiture du cortège officiel,….» Une dépêche d’agence sur cet évènement tragique révèle que « la limousine transportant le président John F. Kennedy roule à vive allure vers l’hôpital quelques secondes après les coups de feu, alors que l’agent des services secrets Clint Hill protège Jacquelines Kennedy qui s’occupe de son mari mortellement blessé (…) L’enquête officielle menée par la Commission Warren, concluant à la seule responsabilité de Lee Harvey Oswald, n’a convaincu personne et les enquêtes parallèles se sont multipliées. » Jusqu’à ce jour, on ne sait pas encore précisément qui a tué le Président des Etats-Unis d’Amérique ? A l’heure où vous lisez ces lignes, personne encore ne peut affirmer avec certitude l’identité de l’assassin qui a mis fin à la vie du Chef d’Etat de l’une des nations les plus puissantes de la terre. Pourtant, le pays de Richard Nixon, c’est celui de la Justice et de l’ordre. On l’a prouvé avec le scandale de Watergate.

Chez nous à Madagascar, la mort du colonel Ratsimandrava, assassiné en 1975, reste et demeure une véritable énigme judiciaire. Ceux qui savent quelque chose ont préféré se taire jusqu’à leur mort. Les mystères de l’assassinat d’un Chef d’Etat qui avait osé déclarer à son supérieur hiérarchique la réplique devenue historique depuis : «TSY HIAMBOHO ADIDY AHO MON GENERAL ! » (comprenne qui voudra, parce que les personnalités qui détenaient les clefs de l’énigme macabre sont toutes décédées, emportant dans la tombe le nom du meurtrier que tout le monde voulait entendre. De son vivant, le spécialiste des déclarations à l’emporte-pièce, le célèbre Amiral Didier Ratsiraka, avait lancé le pari de : « le réveiller le jour où Madagascar connaîtrait le développement… ». Un véritable défi pour n’importe lequel de ses successeurs à la tête du pays. Déjà pour amener la Grande Ile à évoluer, la tâche ne sera pas du tout facile. Ensuite, pour provoquer une résurrection, c’est une autre paire de manche et le Seul qui ait réussi à le faire, était le Messie du nom de Jésus de Nazareth. Et encore, parmi ses apôtres, il a fallu que Saint Thomas le sceptique, touche et palpe un côté de son poitrail pour y croire…

Pour les histoires à dormir debout sur les dossiers concernant des affaires sur des centaines de milliards d’Ariary détournés à la CNAPS, Naina notre « Varira communal » joue au matamore et se croit à l’abri de la rigueur de la justice.. Plus près de nous, il y avait le meurtre de Danil dans l’enceinte de la City à propos duquel, SAID et sa fratrie ont été nommément cités lors des aveux «extorqués». Mesdames et Messieurs les juges, arrêtez de jouer avec la vie des simples gens justiciables. Ne nous obligez pas à publier vos noms comme on l’a fait pour l’ex-Procureure Balsama et la ministre de la Justice Alice au pays des merveilles, des euros de l’ARFAGATE. Rien n’empêche et ne pouvait retenir le Ministère Public de « se saisir d’office » à partir de ces «faits nouveaux » sauf bien sûr la main que l’intention coupable du corrupteur de service avait mobilisée avec une petite montagne d’Euros à l’appui. Et l’ordre règne depuis dans les bureaux de Faravohitra jusqu’aux bureaux de certains juges sur les bords du Lac Anosy. Allez voir dans les prisons si les suspects s’y trouvent… A propos du double assassinat de la semaine dernière, lors des investigations, pourquoi les juges n’avaient-ils pas cru nécessaire de remonter jusqu’à la haute personnalité « supérieure hiérarchique de la greffière tuée » qui n’était que simple intermédiaire ? SVP ! Stop au corporatisme et cessez de n’envoyer que les menus fretins et les petits poissons en prison. Les langues se délient et vos pairs eux-mêmes scandalisés, en parlent à nous les journalistes. Ils sont déterminés. Tant que la grande dame qui a été « rudement rossée » par un sénateur « dépité par la légèreté de sa conduite» n’est pas épinglée, les autres magistrats de bonne foi n’arrêteront pas de faire des confidences à la presse. Et c’est tant pis pour « nazy », disent-ils.

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