La Gazette de la grande ile

Affaire SMMC : Soupçon de complicité du BIANCO

Publié le 14 mai 2021

L’affaire de faux et usage de faux de la directrice  de la communication de la présidence de la République de Madagascar, Rinah Rakotomanga, au sein de la Société de Manutention de Marchandise Conventionnelle (SMMC) à Tamatave d’après l’extrait du rapport de l’IGE en notre possession, semble tourner en faveur de cette dernière. En effet, selon notre source, Rinah Rakotomanga est en train de chercher tous les moyens pour étouffer cette affaire. En ce moment, elle véhicule l’information selon laquelle ce dossier serait classé. Ce qui signifie en d’autres termes que le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) et le PAC (Pôle Anti-Corruption) semblent de mèche avec la directrice de la communication de la présidence de la République

Pour rappel des faits, l’information sur les malversations dans cette affaire dite du SMMC, nous est parvenue dans la semaine du 26 avril dernier. Après recoupement et enquête, tous les éléments rassemblés démontrent que Rinah Rakotomanga a utilisé la signature de deux représentants de société concurrents pour faire croire à une compétition sur une offre de marché public. Après obtention du marché par faux et usage de faux, elle a également obtenu 80% du prix total du marché, soit 1.145. 914. 278,72 d’ariary en guise d’avance. Ce qui est illégal au regard de la loi (Code du marché public, alinéa 52) qui affirme que seulement 20%  de la somme totale du marché public attribué à l’heureux élu (la société titulaire du marché) au maximum sont autorisés à être débloqués en guise d’avance.

La semaine dernière, un magistrat au sein du PAC a affirmé que cette affaire est déjà passée au Pôle Anti-Corruption et a été transférée au BIANCO le mercredi 5 mai dernier pour ouverture d’enquête. Aussi, le DG du Bianco a affirmé que «  le Bianco ne laissera pas cette affaire se tasser. ». Pourtant, Rinah Rakotomanga prétend que le dossier est classé. En même temps, elle a porté plainte contre tous les organes de presse ayant fait paraître les informations liées à cette affaire du SMMC.

Selon notre source, un rapport de l’Inspection Générale de l’Etat (IGE) a été envoyé au président de la république, mais ce rapport n’est pas celui envoyé au PAC et au Bianco. Ce genre de manœuvre est impossible sans l’aide d’un haut responsable au niveau de l’institution enquêteuse, d’où, le soupçon de complicité du BIANCO.

T.B

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