La Gazette de la grande ile

Circulation à Madagascar: Les routes meurtrières

Publié le 12 juillet 2022

Le mauvais état des routes, et pas que celles nationales, laisse à penser qu’il n’y a pas de ministère des travaux publics à Madagascar ou alors il y en a, mais c’est juste pour donner du carburant, des voitures et des avantages à des gens qui finalement, ne servent pas à grand-chose dans les travaux publics. Faut-il attendre des accidents meurtriers qui touchent des hauts responsables de ce pays pour que l’Etat se rende compte de la nécessité de la réfection des routes et des entretiens des routes ?. Un exemple peut être cité dans la capitale. A Ambanidia, entre le rond-point qui descend d’Andohalo et l’église de Miandrarivo, un gros trou sur le côté de la chaussée attend une voiture qui va s’y renverser à moins que ce gros trou ne s’affaisse et emporte avec lui ce qui reste de la chaussée. Et pourtant, sur cet axe passent au moins le premier ministre et la présidente de l’Assemblée nationale. Leurs vitres fumées les arrangent bien, car elles empêchent les occupants des voitures de voir la réalité. C’est mieux d’être dans de belles voitures aux vitres fumées et finalement de ne pas voir ou de faire semblant de ne pas voir ce qui se passe sur les routes et le long des routes, d’éviter de voir la réalité ! Ce n’est qu’un exemple parmi des milliers d’exemples rien que dans la capitale, censée être la vitrine du pays. Nos routes nationales sont toutes devenues meurtrières et se complaire dans l’idée de zéro nid de poule est aberrant, car cela suppose exclure véritablement l’entretien routier qui doit être régulier. Comme si les routes en bon état étaient extraordinaires et que l’on doive admettre que les routes normales à Madagascar sont celles qui ne méritent même pas l’appellation de “routes” et qui sont meurtrières à souhait !

La Rédaction

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