La Gazette de la grande ile

Abus des transporteurs : Roland Ranjatoelina ne maîtrise rien

Publié le 13 juillet 2022

C’est la gabegie totale. Les transporteurs urbains, nationaux et régionaux, ne font qu’à leur tête en ce qui concerne les frais de transport. La situation est hors de contrôle. Le ministère responsable reste inerte aux dépens de la population.

Lundi matin, on savait déjà qu’une réunion avec les représentants des transporteurs urbains s’est tenue dans la matinée à Anosy, au ministère des Transports, une réunion dirigée par le ministre de tutelle, Roland Ranjatoelina. A midi, la réunion n’a abouti à rien et s’est poursuivie dans l’après-midi, sans toujours rien donner. Le ministre Roland Ranjatoelina n’a pas été en mesure de se mettre d’accord avec les transporteurs sur les nouveaux tarifs des taxis-be. Il aurait fallu que ce soit le président de la république lui-même qui s’en charge pour aboutir à un compromis de 600 ariary le ticket du transport urbain.

Mais hier, les transporteurs sont revenus sur leur parole. L’Union des Coopératives de Transport Urbain (UCTU) a fait une déclaration selon laquelle cette hausse, à raison de 100 ariary, ne leur convient pas. Selon les explications émanant de cette association, les taxis-be n’arriveront pas à couvrir les dépenses avec ce tarif et compte tenu de la hausse du prix du carburant. Mais ce ne sont que des foutaises.

En effet, le nouveau prix à la pompe a été annoncé très tôt dans la matinée (vers 4h du matin) du lundi 11 juillet et appliqué à l’heure même de la sortie du communiqué du ministère de l’Energie et des hydrocarbures. Alors que les représentants des coopératives, notamment l’UCTU, ont tenu une réunion toute la journée avec le ministre et après avec le Président de la république qui est venu à sa rescousse, les taxis-be ont continué leur activité avec le tarif de 500 ariary. Cela peut s’expliquer par la simple raison que même si le tarif a été maintenu à 500 ariary, les taxis-be n’auraient pas accusé de perte comme ils le sous-entendent.

Mais puisque le ministre des Transports, Roland Ranjatoelina ne maîtrise rien, les transporteurs n’en font qu’à leur tête. Sans aucune discussion avec les responsables étatiques, les zones régionales et nationales ont augmenté les tarifs comme bon leur semble. Dans la ville d’Antananarivo, les frais des taxis-be varient d’une coopérative à l’autre, allant de 600 à 900 ariary. Certains ont même décidé d’observer une grève pour manifester leur opposition, laissant ainsi les voyageurs dans l’embarras. Et ce chaos est observé dans les autres régions.

Annie N.

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