Publié le 28 février 2019
Théoriquement, nous constatons que la « décentralisation » a bel et bien été ancrée dans notre organisation administrative. A titre de rappel, cette notion suppose un transfert d’autorités et de responsabilités de l’administration centrale vers des structures subordonnées, de manière à ce que ces dernières puissent jouir d’une libre administration. Les collectivités décentralisées devront bénéficier d’une autonomie administrative et financière, et doivent pouvoir gérer leurs affaires de manière indépendante. Cependant, accorder une autonomie administrative à ces structures s’avère encore difficile pour notre pays, car la politique sectorielle qu’elles sont tenues d’appliquer sont encore élaborées par l’Etat, ou plus précisément l’administration centrale. Cela nous laisse croire que les communes et régions à Madagascar ne sont pas du tout à l’abri de toute ingérence, car leur fonctionnement est toujours guidé par des autorités supérieures, ne serait-ce que de manière indirecte. Quant à l’autonomie financière, il va sans dire qu’il est toujours difficile pour les communes de fonctionner sans avoir à recourir à des subventions étatiques ni à d’autres ressources externes. Serait-ce du à l’insuffisance des ressources propres des collectivités, ou bien par la nécessité « inévitable » d’ajuster leurs actions pour qu’elles ne soient pas trop indépendantes ?
R.H.C