La Gazette de la grande ile

Sentinelle : Inflation, pauvreté et Akamasoa du père Pedro

Publié le 01 octobre 2019

Une fois encore, on se retrouve balloté au grè des vents politiques internationaux qui influent sur le devenir de notre pays. La décision des grands de ce monde optant pour le renforcement des sanctions économiques contre l’IRAN, va encore nous porter préjudice. En effet, il faut s’attendre à l’envolée des prix des dérivés pétroliers à l’instar de l’essence, du gasoil, du pétrole, du gaz et surtout de la Jirama. En étant tributaire de ces produits, l’inflation va perdurer chez nous, et de nouveaux pauvres vont joncher les rues de nos grandes villes. Bon nombre de familles vont être mises à la rue par leurs propriétaires, des enfants seront déscolarisés, les voleurs se démultiplieront, et les jeunes filles seront mises en pâture sexuelle pour survivre. Cette dégradation sociétale n’est que projection de la vie urbaine dans laquelle nous allons vivre dans un proche avenir, si des mesures draconiennes ne sont pas prises pour juguler les prix, non seulement des produits de première nécessité (PPN), mais aussi de l’immobilier, des frais de transport et de tant d’autres encore.

Des mesures de prévention érigées par le pouvoir, en prévision de cette fracture sociale ne dépendant pas de notre volonté doivent être prises. Une armada d’inspecteurs d’Etat doit être lâchée sur tout le territoire, pour contrôler et étouffer la montée des prix en vigueur, jusqu’à ce que cette crise mondiale du pétrole générée par la sanction économique de l’IRAN, ainsi que la réduction de moitié de l’exportation pétrolière de l’ARABIE SAOUDITE qu’on souhaite temporaire ait une fin heureuse. Il nous est alors impératif d’éviter les prix se faisant à la tête du client dans tous les commerces officiant à MADAGASCAR. Toutes les unités professionnelles doivent afficher les montants de leurs produits à vendre au public, pour faciliter l’inspection et le contrôle par qui de droit, des prix pratiqués par les établissements commerciaux. Cette mesure est faite pour prendre de vitesse les profiteurs affairistes de tout acabit, à l’affut de la moindre faille pour saigner les Malgaches sans état d’âme.

La meilleure chose qui puisse arriver à nos défavorisés, est que l’Etat érige un filet social à l’instar d’Akamasoa du père Pedro. Ce grand homme a sauvé les âmes de milliers de malgaches à travers ses batailles perpétuelles contre la pauvreté. C’est le personnage dont la perte physique m’inquiète le plus pour l’intérêt de nos pauvres hères.

Mais il faut oser en parler actuellement, car le temps passe inexorablement, emportant avec lui nos bonnes résolutions, gonflant au passage nos âges, et nous rapproche de notre fin de vie. En bref, si le père PEDRO venait à mourir, qui serait capable de prendre sa place ?

Il est effectivement temps d’y penser…L’œuvre sociale grandiose conforme à l’esprit pour lequel le père PEDRO s’est battu toute sa vie, mérite une certaine pérennité. Et le seul qui doit décider pour l’avenir de ses créations, est le père PEDRO lui-même, et qu’il le fasse en son âme et conscience. Cette approche pragmatique est nécessaire pour que survive au-delà de sa mort, son aura de grand homme. Avec le climat de cupidité qui prévaut dans le pays, l’héritage de l’institution laissée par ce Saint homme, va animer des combats des plus féroces dans l’obtention de la gestion future d’Akamasoa. En effet, il est à savoir que cette dernière constitue en elle-même, une force politique non négligeable, et les principaux intéressés ne s’embarrasseront guère d’état d’âme pour s’en accaparer.

Max Randriantefy

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