Publié le 27 février 2020
Depuis tout le temps où les grands patrons de PMU Madagascar narguaient les autorités de notre île où ils se comportaient en pays conquis, l’opinion assistait avec stupeur aux attitudes arrogantes d’une bande d’affairistes qui exploitent honteusement les habitants et les parieurs. Bénéficiant de la complicité de quelques fonctionnaires et décideurs vendus acquis (au sens propre comme au figuré) à leur cause mafieuse, le groupe PM Madagascar avait connu une prospérité basée surtout sur les combines en haut-lieu.
Sinon comment expliquer autrement cette persévérance d’un soutien pour le moins partisan, alors que le plus officiellement du monde un arrêté ministériel du 10 mars 2018 a mis fin à l’autorisation d’exploitation de PMU Madagascar… Et que d’un côté PMU France avait également résilié le contrat de prestation de service de son partenaire en activité sur le territoire de Madagascar. Or, malgré toutes réalités flagrantes faisant la sourde oreille, les dirigeants de PMU Madagascar continue comme si de rien n’était et de poursuivre ses activités devenues illégales aux yeux des autorités de notre pays. D’une juridiction à l’autre, les parties concernées ont fini par se trouver devant les juges. Pour se pencher sur les requêtes de l’Autorité Hippique pour les Courses et l’Elevage des Chevaux à Madagascar, en audience avait décidé de rejeter la demande de sursis à exécution formulée par des individus qui n’ont aucun respect pour les règles les plus élémentaires auxquelles doivent se soumettre les activités commerciales et professionnelles dans notre pays. Surtout que les arguments évoqués par une véritable bande de truands qui exploitaient sans vergogne la naïveté des parieurs pour ensuite gonfler leurs comptes dans quelques paradis fiscaux. Suivant la décision de la plus haute juridiction administrative qui est le Conseil d’Etat désormais PMU Madagascar ne pourra plus exercer aucune activité à Madagascar sous peine de violation grave d’une décision judiciaire punissable de condamnation pénale. Il se pourrait qu’en fouinant côté administration, les enquêteurs peuvent tomber sur des éléments constitutifs des infractions de corruption active. Le nommé Yannis Montalban et son complice Gérard Falecker ne sont pas à l’abri d’une poursuite dans ce sens. Il ne saurait plus être question de berner encore les mordus des paris. Fin de la partie pour toute une organisation qui s’était enrichie sur le dos de nos compatriotes fanatiques courses hippiques.
N.Razafilahy